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Archive for the ‘Shinjuku’ Category

地震

Aujourd’hui, vendredi 11 mars 2011 commença comme un jour tout ce qu’il y a d’ordinaire. École le matin, à midi nous décidons avec mes amis de l’école d’aller manger dans un restaurant italien pizza/pâtes à volonté dans la galerie du Subnade, à coté de la gare de Shinjuku. Il est 14h30, nous quittons le restaurant, et nous dirigeons vers la gare de Shinjuku. Arrivé sur le quai de la 中央線, je dis au revoir à une camarade de classe チェンさん qui s’apprête à prendre la 山手線 à coté.
Là, les caténaires se mettent à bouger, « tiens, le train arrive », me dis-je. Mais très vite, c’est le toit du quai, le train de la 山手 qui est en gare et le quai lui-même qui se mettent à trembler de manière assez impressionnante. Les gens se regardent, s’éloignent des voies, des panneaux, de tout ce qui pourrait leur tomber sur la tête et attendent que ça passe, en se demandant combien de temps ça va durer, car ça dure longtemps, la perception du temps est faussée dans ce genre d’événements, mais ce qui est sûr, c’est que ça a tremblé pendant plusieurs minutes.
Je retrouve ma camarade de classe taïwanaise, qui, malgré le fait que Taïwan est un pays coutumier des tremblement de Terre, me dit qu’elle n’en n’a jamais ressenti d’une telle force. Nous retournons dans l’intérieur de la gare, qui a été immédiatement fermée, et où les gens s’attroupent autour d’une TV diffusant les premières informations, en particulier les heures prévues du tsunami résultant du tremblement de Terre, et la hauteur de la vague estimée.
C’est alors qu’une deuxième secousse se fait ressentir, nous nous pressons vers un quai, estimant qu’un quai est sans doute un endroit relativement sûr, vu que peu de chose peuvent nous tomber dessus. La seconde secousse, plus courte que la première, étant terminée, les voyageurs sont tous priés d’évacuer la gare.

Tous les voyageurs de la gare de Shinjuku, la plus grande gare du Japon, se regroupent à l’extérieur de celle-ci, devant l’écran géant de l’immeuble Alta qui diffuse les images du tsunami qui est en train de toucher les côtes Nord-Est du Japon, avec une vague estimée à plus 10m de haut …

A Tôkyô, les gens ne sont pas paniqués plus que ça ; les japonais sont habitués aux séismes, et sont aussi formés à ce genre d’événements (nous avons reçu une formation pratique à ce sujet par l’intermédiaire de l’école à notre arrivée au Japon). De plus, les dégâts sont assez légers dans la capitale : les trains sont bloqués, le réseau téléphonique est saturé, et une partie de la ville est privée d’électricité apparemment.

Il est 16h30, les bus et voitures recommencent à circuler, et la pluie qui s’invite disperse la foule regroupée devant la gare. Des annonces indiquent que le réseau de train et de métro ne redémarrera pas de si tôt, les gens commencent à chercher un solution de secours pour rentrer chez eux.

Les trottoirs se remplissent de piétons qui suivent les lignes de trains pour rentrer chez eux du mieux qu’ils peuvent. Il ne fait pas bien chaud en ce vendredi de mars, et j’ai bien envi d’un petit thé chaud pour me remettre de mes émotions.

De retour au bercail, la télé diffuse en boucle les images impressionnantes, stupéfiantes du Tsunami qui à touché la côte et de 仙台 (Sendai) dans le noir.
A Tôkyô, plus de peur que de mal donc, les trains sont encore arrêtés et le seront jusqu’à demain, des petites répliques se font encore sentir à l’heure actuelle (toutes les 20 minutes), le réseau de téléphones mobiles est revenu il y a quelques minutes, et le plus gros souci, pour les tokyoïtes, est de rentrer chez eux ce soir, car les taxis et bus sont littéralement pris d’assaut. Les autorités préconisent de dormir sur son lieu de travail, en attendant le retour à la normal du trafic ferroviaire.

Une expérience très spéciale, je suis heureux d’avoir été sur le quai d’une gare au moment du séisme, et non en haut d’une des tours de la ville.
Merci à ma camarade de classe チェンさん qui était avec moi dans cette aventure, c’est toujours rassurant de parler avec quelqu’un qu’on connait dans ce genre de crises, surtout à l’autre bout du Monde, au pays des sushis, au pays des séismes …

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Noël

Je ne vous apprends rien en vous disant que le Japon n’est pas fondamentalement ni historiquement un pays chrétien. Par conséquent la fête de Noël n’a pas le même encrage et le même sens qu’elle l’a dans les pays de tradition judéo-chrétienne.
En France Noël est une fête de familiale durant laquelle on a l’occasion (parfois plus ou moins heureuse) de revoir la famille, de faire un ou deux bons petits gueuletons, de s’échanger quelques cadeaux et de faire une overdose de chocolats.

Au Japon, Noël c’est クリスマス・イヴ (Christmas Eve), c’est à dire le 24 au soir qui est fêté (le 25 n’a rien de spécial, et n’est pas férié), et ce moment n’est ici pas partagé avec sa famille, mais plutôt avec sa moitié, ou avec ses amis. Pour note, le 23 en revanche est férié, car c’est l’anniversaire de l’Empereur.
La semaine entre Noël et le Jour de l’an お正月 (oshôgatsu) n’est pas communément une semaine de vacances comme c’est le cas en France.
Elle est cela dit ponctuée de nombreuses 飲み会 (nomikai) où les japonais se retrouvent entre collègues et entre amis le soir pour manger et surtout boire.
La véritable fête familiale se situe pour le nouvel an, mais j’en reparlerai plus tard.

Aussi, Noël a ici un côté définitivement romantique, qu’il n’y a pas en France, et ceci se traduit par ses magnifiques illuminations, non pas partout dans la ville, mais à certains endroits précis, endroits très prisés des amoureux en quête d’une balade romantique qui repliera leurs yeux de mille lumières chaleureuses, malgré le froid relatif qui règne sur la ville dès la tombée de la nuit.
Parmi les plus jolies spots d’illuminations, on trouve la Terrasse Sud de la Gare de Shinjuku, la rue けやき坂 (Keyakizaka) et le 森公園 (mori-kôen) à Roppongi, et Tokyo Midtown aussi à Roppongi. (次のビデオ、ギさんに感謝します)。

Si on se balade du côté de Ginza, on pourra faire un tour au « Marché de Noël de Strasbourg à Tokyo », où des français sont venus pour l’occasion et tiennent des stands, façon marché de Noël de chez nous, et vendent de la confiture, du miel, du Vin blanc, et autres spécialités venues d’Alsace.
A vrai dire, je suis tombé dessus complétement par hasard en me baladant dans le quartier. De loin, en voyant ces écriteaux lumineux, je me suis dis : « Ah, encore un attrape japonais avec un évènement ayant un nom bien français ». Oui, car le français est très populaire au Japon ; ici avoir une poche plastique « L’Occitane en Provence » c’est
オシャレ, c’est chic, c’est stylé, sans parler des restaurants français qui sont, en conséquence, tout simplement hors de prix.
Mais l’absence de faute d’orthographe, les accents placés correctement m’ont quelque peu interpelé. Je m’approchai et aperçus des têtes définitivement pas du coin, c’était bien des français, et c’était donc bien un marché de Noël de Strasbourg à Tokyo !

Comme quoi, si tu ne vas pas en France pour Noël, la France viendra à toi. Car je vais passer cette année mon premier Noël loin du pays du foie gras, du bon vin et du fromage qui pue, et j’avoue que ça me manque un peu.

Un Joyeux Noël du Japon à vous les amis ! メリークリスマス (meri-kurisumasu) comme on dit ici.

(Le Noël de l’école)

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Après quelques mois passés dans la capitale nippone, voici un petit tour d’horizon du coût des choses ici, sorte de guide simpliste mais qui j’espère sera utile à un voyageur préparant un séjour plus ou moins long au pays du Soleil Levant.

Tout d’abord, je ne vous cacherais pas que la vie est chère à Tôkyô, qui est, rappelons le, passée cette année la ville la plus chère au Monde pour les expatriés. Donc forcément c’est pas la panacée.
Nota Bene : je renseignerais les prix en ¥ pour que l’article reste pertinent le plus longtemps possible, et pour info à l’heure qu’il est 1€ vaut 113¥ et 1.39$ (à titre de comparaison, il y a trois ans, lors de mon premier voyage, le taux était de 1€ pour 160¥, soit presque un facteur 1.5).

Commençons par le logement. Tôkyô est réputée (et cette réputation n’est plus à faire) pour être une ville foncièrement très chère. Pour info, nous occupons, avec mes deux compères, un luxueux 45m² dans le quartier de Shinjuku (en réalité dans la ville de Shinjuku, dans le quartier de Kamiochiai de cette même ville), à environ 7 minutes à pieds de la gare JR d’Higashi-Nakano (en marchant bien), elle même à 4 minutes en train de la station JR de Shinjuku. L’avantage de cet appartement est qu’il n’a pas nécessité de garant, ni de 3 mois de cautions, ni du mois de loyer « cadeau » qu’on offre humblement au propriétaire pour le remercier de nous laisser habiter son appartement, et des frais d’agence bien sur, comme c’est le cas en général au Japon.
Ici, passer par une agence spécialisée dans les transactions avec les gaijin (Fontana pour ne pas la citer) nous a permit de nous en tirer avec un simple mois de caution (moyennant le fait qu’on partage l’appart avec une demie-douzaine de chinois, mais bon ils sont sympathiques et ne tiennent pas de place, et puis ils font super bien à manger … non je déconne, leur bouffe est dégueulasse).
Ce spacieux appartement nous revient brut à 160 000¥ par mois, à quoi on ajoute 5500¥ d’internet (un internet relativement rapide, 3.5Mo en donwload et 1.5Mo en upload, pratique pour envoyer des photos sur son blogue favori). Côté charges, nous en avons eu en moyenne par mois pour environ 6000¥ d’électricité cet été; sachant que l’appartement est équipé de 3 climatiseurs, qui ont marché en continu de juillet à fin septembre, oui je sais, les japonais tuent la planète avec toutes ces clims, mais que celui qui arrive à passer un mois d’août à Tôkyô (avec des températures minimales à 30° la nuit et max à 36° en journée) sans allumer sa clim me jette la première pierre.
A quoi on ajoute quelques 1500 à 3000¥ de gaz et 1500¥ d’eau.

Côté transports, le prix d’un trajet en JR (équivalent du RER) est de 130¥ minimum, et se calcul en fonction de la longueur du trajet. On peut effectuer plusieurs changements de lignes sans sortir de l’enceinte du JR, et un trajet moyen dans Tôkyô intramuros revient environ à la très grosse louche à 200¥. Pour le métro, même principe, sauf que c’est 160¥ de base, et qu’il faut souvent ressortir du métro pour changer de ligne, ça veut dire repayer chaque fois le prix fixe de 160¥.
Il est possible d’acheter un abonnement illimité, mais uniquement valable entre deux stations spécifiées. Pour ma part, l’abonnement JR Higashi-Nakano – Shinjuku (2 stations de JR en terme de distance, soit 130¥ unitairement) revient à 3780¥ par mois, soit une économie non négligeable d’environ 4000¥, en prenant un trajet aller-retour par jour jusqu’à Shinjuku.
Remarque intéressante, pour le calcul d’itinéraires JR et métro, l’outil le plus efficace et le plus utilisable que j’ai trouvé à ce jour est Google Map (ils sont forts ces Googles).

Pour les voyageurs qui veulent voir du pays, il y a l’incontournable et indispensable JR Pass, achetable uniquement depuis l’étranger, et qu’il faut activer à son arrivée au Japon, ce pass permet d’emprunter tout le réseau de train JR (le réseau national historique, autant dire qu’on peut aller presque partout). Le prix est de 37 000¥ pour une semaine, et varie suivant la durée de validité, de une à trois semaines (cf ce site), sachant qu’un aller-retour Tôkyô-Kyôto coûte déjà dans les 16 000¥ (voir ce site pour le calcul d’itinéraires), le pass est très rapidement rentabilisé. Et une fois qu’on a compris le fonctionnement des trains (places réservées ou non, etc.), on n’a plus qu’à se pointer à la gare à la bonne heure, et ça roule. Notez toutefois que le JR pass n’est pas valable pour le métro tokyoïte.

Question communication, le téléphone portable est un moyen qui a fait ses preuves. Pour ne pas se prendre la tête, il existe des formules sans abonnement, avec un crédit de 3000 ou 5000¥ à renouveler au moins une fois tous les deux mois, avec un téléphone qu’il est très bien et qui coûte dans les 5000¥ (un équivalent de nos formules à cartes en France). Et pour 300¥ par mois, on a réception et envoi de mails illimité (tout ça chez Softbank, je ne sais pas si les autres font mieux). Plus qu’à rediriger ses mails Gmail et Hotmail vers cette adresse, et on obtient un client mail portable pour communiquer de partout et pour pas cher du tout.

Un compte en banque ? Oui c’est possible !
Et pour le coup, c’est ultra simple, rapide, gratuit, transparent, tout le contraire des banques françaises en fait.
Il suffit de se pointer dans une agence Shinsei sans rendez-vous, un conseiller qui parle anglais vous reçoit dans les 10 minutes, vous choisissez la couleur de votre carte bleue (parmi 32 couleurs), et vous repartez 20 minutes plus tard avec un compte en banque et une carte de retrait (pas une carte de paiement, faut pas déconner), sans avoir rien déboursé.
« Oui mais bon c’est quoi L’intérêt dans l’histoire ? » Il est énorme, c’est de pouvoir faire des virement depuis la France vers le Japon. En effet, un compte de base à la Shinsei peut stocker toutes les principales devises, sans automatiquement les convertir, et les taux de changes appliqués par la banque lors de changes sont extrêmement avantageux.
Un exemple est bien plus parlant, si je retire de l’argent avec ma CB française de ma banque favorite, l’argent est changé d’€ vers ¥ avec le taux appliqué par ma banque en France, qui est environ 5% moins avantageux que le taux du marché, auquel s’ajoute des frais fixe et variables, qui font dans les 30€ pour 1000€ de retiré, soit au total, 8% de mon blé qui partent dans la poche de ma banque en France, mais bon elle le vaut bien, il faut bien qu’ils mangent les banquiers aussi !
Alors qu’en passant pas la Shinsei, je me tape les 26,70€ de frais de virement international, et après je garde l’argent en € sur mon compte japonais, jusqu’à ce que j’en ai besoin, ou que le taux de change du marché soit suffisamment intéressant (car la Shinsei applique un taux de change qui est à tout casser 0.05% moins avantageux que le taux brut du marché, soit 5% de différence avec le taux de change de ma banque de fromages qui puent). Au final, si les cons volaient et que j’avais ouvert un compte à la Shinsei dès mon arrivé au Japon (ce qui n’était pas possible de suite vu qu’il me fallait mon Alien Card, mais admettons), j’aurais économisé dans les … non en fait je préfère pas savoir tellement c’est écœurant, je vous laisse faire le calcul, vous avez toutes les billes dans cet article.

Coté loisirs, le cinéma n’est pour ainsi dire pas bon marché du tout, avec ses 1800¥ la place (soit dans les 16€, je mets le prix en euros pour bien se rendre compte), donc on réfléchit à deux fois avant de se jeter sur la dernière bouse sortie des studios de l’oncle Sam. Pour les restaurants le soir, c’est très variable, comme en France, mais disons qu’on se retrouve assez vite à 2500-3000¥ par tête de pipe, alcool compris.

Karaoké ? Bien sur, et les prix peuvent varier du simple à l’octuple suivant si on y va la journée en semaine, ou le soir le week-end. Pour un soir de week-end, compter 1200¥ par heure, avec une boisson. Ça reste un bon moyen de passer la nuit quand on a raté le dernier métro …

Bar ? Sans problème, dans les 700¥ la bière, 800¥ le cocktail, avec une taxe sur la chaise dans certains bars, dans les 400¥. En photo, le
Rock Bar MOTHER, un bar « musical », minuscule (une douzaine de place à tout péter), mais où on peut choisir sa musique dans un menu, qui est ensuite passée sur une sono à réveiller les morts. Un super endroit pour s’en écouter un petit des Who, de Van Halen, ou d’Hendrix à fond les oreilles, sans faire péter les plombs aux déranger les voisins.

Voilà en quelques lignes mon petit guide du coût de la vie au pays des Sumôs. Ah, j’oubliais, le coiffeur pour les hommes : 980¥. Pour le prix de la bouf’ et des fringues, les infos sont dans les articles « Itadakimasu » et « Ginza ». Pour tout le reste, faudra venir sur place voir par vous même. 

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新宿 (Shinjuku) est un quartier d’affaires, et comme tout bon quartier d’affaires qui se respecte, on y trouve un grand nombre de buildings ultra modernes qui ont plus d’étages qu’on en a le courage de compter en les regardant.
C’est ici que se trouve le siège du gouvernement métropolitain de la préfecture de Tôkyô, appelé 都庁 (Tochô). Ce bâtiment composé de deux tours a la bonne idée d’avoir, en haut de chacune de ses tours (nord et sud) un observatoire gratuit, duquel on a une vue imprenable sur la ville.

En ce samedi ensoleillé, nous sous y rendîmes donc en fin d’après-midi, sur les coups de 17h, montâmes les 44 étages avec l’ascenseur binaire 1er-45ème (ou rez-de-chaussée-44ème à la française), et arrivâmes à l’observatoire pour profiter de la vue dégagée.

En cherchant un peu, et si la météo et la pollution sont avec nous, on peut apercevoir le mont Fuji au loin.

Petite pause dans un restaurant façon italien (mais italien à la japonaise, c’est un peu comme si on ouvre un restaurant philippin au Gabon, on peut bien y vendre ce qu’on veut, qui se rapproche de l’idée qu’on se fait du pays, mais comme c’est à l’autre bout du monde et que personne n’ira vérifier, ça n’a pas beaucoup d’importance au final), avec quelques pâtisseries, et bières étrangères, le tout pour la modique somme de ¥700 la collation.
Le cadre est léger, et reposant ; décoration chic et ambiance feutrée sur fond de musique jazz, l’endroit est bien choisi pour attendre le coucher du soleil.

Celui-ci ne se fait d’ailleurs pas attendre, quelques photos, et on redescend, on reviendra une prochaine fois pour les clichés de nuit.

En bas, il fait encore jour, et il fait très bon, l’air est agréable, pas trop chaud comme on a put avoir ces derniers jours.

Voici un peu plus d’un mois que nous sommes arrivés, pour l’heure, tout va bien, la chaleur de l’été et le temps libre font très vacances. J’espère que tout va bien pour vous aussi dans notre chère France.

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Kimono

Juste après la cérémonie du thé, place à une séance d’essayage de 着物 (kimono, je vous mets le wiki en anglais qui est beaucoup plus complet).
La recette est assez simple, prenez une jeune fille ou un jeune homme, un kimono, une petite demi-douzaine de 紐 (himo, sorte de rubans), une 帯 (obi, grosse ceinture très longue et très jolie), une paire de 草履 (zôri, sorte de sandales pour kimono), une paire de 足袋 (tabi, chaussettes avec le gros orteil séparé des autres), un 長襦袢 (nagajuban, un sous-kimono) et quelques coussins et poches à rajouter ça et là dans les multiples ceinture (pour les femmes).
Mélangez le tout, faites tourner dans tous les sens, entre deux ou trois paires de mains expertes, et vous obtenez un très beau et coloré résultat.
La partie la plus difficile réside dans l’élaboration de la forme de l’obi (la grosse ceinture). En effet, cette ceinture fait dans les 4 mètres de long pour un kimono de femme, et le nœud fait à l’arrière avec cette ceinture est assez complexe, pour obtenir un rendu visuel agréable. On peut faire différentes formes de nœud, forme de papillon (蝶々, chôchô), de tambour (太鼓, taiko) … (un site qui présente un certain nombre de formes de nœuds de kimono).

Dans la vie de tout les jours, le kimono est porté pour les grandes occasions, pour sa majorité, pour son mariage … Il faut savoir qu’un kimono complet peut coûter dans les 1,000,000¥, soit dans les 9000€ !
Il n’est cependant pas rare de voir des femmes en kimono dans la rue, ce qui l’est beaucoup plus pour les hommes.

Le guide complet, avec comparaison de deux types de nœuds différents : explications de 市川先生 (Ichikawa Sensei) sur une vidéo de Guillaume.

Le yukata, dont on a parlé dans un précédent article (kimono d’été, plus simple), est lui porté casually par les femmes dans la rue, et aussi par les hommes à la sortie des 温泉 (onsen, bains d’eau chaude), ou lors de 祭り (matsuri, festivals).

En tout cas, je trouve qu’il s’agit d’une très belle coutume ; car quoi de plus beau qu’une femme dans un kimono aux milles couleurs. Ça nous change de nos modes européennes grisonnantes et sans saveur.

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Suite des activités extra scolaires, qui sont heureusement beaucoup plus lyriques que les cours eux-mêmes, sinon j’aurai pas légion de choses à raconter. Au menu du jour, 茶の湯 ou 茶道 (chanoyu ou chadô) : la cérémonie du thé.
En très simple et très abrégé : c’est une cérémonie très compliquée durant laquelle on boit du お茶 (ocha, thé vert japonais) et à la fin, on a mal aux jambes.

Donc ça se passe dans une pièce avec des tatamis par terre, dans laquelle on est prié de se déchausser en entrant ; on « s’assoie » à la japonaise sur ses chevilles, pendant qu’une dame en kimono prépare du thé suivant une procédure très compliqué que je ne peux pas révéler ici. Tout le monde se salue bien bas au début de la cérémonie. Pendant la préparation du thé, on reçoit humblement quelque petite sucrerie locale, qu’on prend dans une assiette que notre voisin nous fait gracieusement passer. On disposera de la sucrerie suivant un protocole bien défini : on attrape les baguettes avec la main droite (et avec élégance) par dessus (paume de la main vers le sol), puis les prend avec la main gauche, par dessous cette fois, enfin on relâche la main droite et on reprend les baguettes avec la main droite, mais par dessous cette fois. Bien, on peut alors utiliser les baguettes pour prendre le petite gâteau dans l’assiette puis le déposer sur un petit morceau de papier prévu à cet effet. Enfin on le mange, toujours très humblement.
Notez que cette petite sucrerie n’est pas que décorative, elle a aussi le bon goût de rendre le thé moins amer lorsqu’on le boit.

Nous est ensuite servi le thé, qu’on reçoit très humblement. Là encore, pour le boire, le protocole n’est pas tout à fait trivial.
On prend le bol de thé avec la main droite, avec un geste élégant et ferme, tout en gardant la main gauche sur sa cuisse (au niveau de la poche de son pantalon), puis on met la main gauche sous le bol, pour le tenir. Avec la main droite on le fait tourner dans le sens des aiguilles d’une montre d’un demi tour pour que le motif du bol soit visible de nos hôtes (là vous êtes en train de vous dire que je me fous de votre gueule et que j’en rajoute, et bien non point du tout).
On boit alors le thé, doucement, avec raffinement, et une fois fini, on essuie l’endroit du bol où on a bu avec son index et son pouce droit, et on s’essuie les deux doigts sur le bout de papier qui avait servi à déposer le gâteau (cf. paragraphe plus haut). On refait faire un demi tour ou bol, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre cette fois, et on le dépose devant soi, pour qu’un dame en kimono puisse le récupérer.
A la fin de la cérémonie, qui dure environ 4 heures (non je déconne), on se salue à nouveau, en se remerciant pour ce moment de franche rigolade. Puis on se lève et on va marcher un petit quart d’heure, histoire de retrouver l’usage de ses jambes.

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De retour à l’école … Ça fait bizarre au début, de se retrouver dans une salle de classe en tant qu’élève, 4 ans après avoir « définitivement » dit au revoir aux bancs de l’école.
Mais cette fois c’est une école de japonais, on en fait 4 heures par jour, et l’approche est différente de celle que j’avais durant ma scolarité. Ici, pas de nécessité de performance, pas d’examen, juste l’envie de bien parler japonais pour pouvoir le parler avec de vrais gens.
Étudier avec un but concret, ça aide vachement, et étudier intensivement une langue avec des profs qui ne parlent que cette langue, ça aide encore plus.

L’avantage de cette école est qu’elle propose un certains nombre d’activités extra scolaires, souvent culturelles, qui viennent ponctuer les cours de japonais. Ici, la fête de 七夕 (Tanabata le wiki est plus fort que moi pour le coup), qui se célèbre très simplement en écrivant un souhait (plus ou moins réalisable) sur un bout de papier, genre « Peace and Love in the World » ou « J’espère que quand je reviendrai, le centre ville de Toulouse sera piéton » (bon Ok, mais exemples sont de la pure science fiction, mais bon vous voyez le principe) ; et de l’accrocher sur une branche de bambou. Puis la nuit tombée, d’aller admirer le ciel étoilé (si il fait beau), et les souhaits qu’on a accrochés se réalisent par un phénomène abscons auquel j’ai pas tout compris, la doc était en japonais.

Photo de classe : mais alors d’où viennent tous ces gens (et les autres, vu qu’il n’y a qu’une classe sur la photo) ? Et bien on compte pas mal de français et de chinois, puis des taïwanais, des coréens, quelques américains, quelques indiens, un italien, un ghanéen, un philippin, une brésilienne … (non pas d’allemand, le blond au fond à droite c’est moi). Le plus dur dans l’histoire c’est de retenir les prénoms de tout ce beau monde, vu qu’il y a pas mal de Lee, Li, Lin, Jean Passe, et que tout ça se prononce Li en japonais, je vous raconte pas le bordel.

Et tout se beau monde étudie dans la joie et la bonne humeur ; ici on était tellement content qu’on s’est tous déguisé avec des 浴衣 (yukata, un kimono léger, simple à mettre et porté en été). Non il s’agissait d’une autre activité proposée par l’école, intitulée « TP de yukata » (je vous le retranscris pêle-mêle).

Et enfin pour finir, une autre activité culinaire « TP de たこ焼き (takoyaki) », une sorte de méloko qu’il est de bon goût de déguster pendant les 祭り (matsuri, sortes de festivals avec un style un peu médiéval japonais ; mais j’en reparlerai plus tard …).

Une chose est sur, l’ambiance est bonne, les cours sont denses mais vivants et amusants, et les profs sont pour certains de véritables caricatures de personnages de fiction !

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