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Archive for the ‘Culture’ Category

仕事

« Comment ça se passe le boulot ? Pas trop dur ? »
« -Écoute, c’est drôle que tu me poses cette question, puisque j’ai en tête quelques anecdotes et comportement amusants, parfois étranges que j’ai pu remarquer depuis que j’ai rejoint Rakuten. En voici une petite liste commentée non exhaustive.

Les gens se baladent en pantoufles au bureau.
Il existe au Japon, un principe très encrée dans la culture, qui est qu’on se déchausse quand on rentre dans un bâtiment.
Cette coutume ancestrale, dont j’ignore l’origine, se perpétue de nos jours sans doute pour des questions de confort et de propreté. Ainsi de nos jours, chez le médecin, dans sa salle de sport favorite, dans les neko cafés, dans les temples, les écoles, et bien sur dans les maisons, on se déchausse à l’entrée.
Même dans le monde très strict du travail, où le costume-cravate est encore largement répandu, on croise donc des salary-man, chemise blanche impeccable et costard sombre, avec des pantoufles Uniqlo.

Le premier jour de travail de l’année civile, on se rend au temple pour prier pour la bonne fortune et la prospérité de l’entreprise en cette nouvelle année.
Au Japon, les religions dominantes que sont le Bouddhisme et le Shintoïsme n’ont pas la même connotation qu’en Occident. Ces religions sont, à mon sens, un style de vie agrémentées de quelques coutumes « religieuses » qui relèvent plus du folklore, (comme les 祭り ou festivals dont j’ai fait plusieurs articles) que de strictes pratiquent religieuses. Pour donner une idée, le 禅 (Zen), est en France assimilé par les non initiés à un mode de vie, une philosophie, mais est ici (et historiquement) une religion, une forme de Bouddhisme basée sur la méditation.
Le 3 janvier, le matin était donc consacré à une conférence « de nouvelle année » (celle-ci professionnelle) et l’après-midi libre pour les employés, qui se rendirent au temple.


A la cafétéria, il y a un coin sushi, un coin ramen, un coin curry, un coin soba …
Japon oblige, la cafétéria reflète la cuisine locale, et alors qu’elle est un simple restaurant d’entreprise pour l’habitant local, elle se transforme en restaurant japonais exotique pour le français que je suis.

Les gardiens disent bonjour le matin (お早うございます) et au revoir (お疲れ様でした) le soir à chaque employé de la boite.
De manière générale, lorsqu’on croise quelqu’un dans les couloirs, à la fin d’une réunion, on utilise la formule de politesse お疲れ様でした (Otsukaresamadeshita), sorte de salutation formelle multi-usages universellement utilisées dans le Monde du travail japonais, et plus généralement dans la vie de tous les jours.

Il y a un salon de 整体 dans l’entreprise.
Il est courant d’avoir une cafétéria ou salle de gym dans une entreprise, et bien ici il y a en plus un salon de 整体 (Seitai) sorte de technique de relaxation/massage, entre l’ostéopathie et la kinésithérapie, très répandue au Japon. Très pratique pour réparer les mauvaises postures du travail.

Les japonais restent tard au boulot, les étrangers partent tôt.
Ce phénomène est encore très visible, même dans une boite qui s’ouvre de plus en plus vers le Monde. La mentalité du « C’est bien Tanaka-kun, tu travailles dur ! », avec dans ce contexte, le « travaille dur » signifie « fait beaucoup d’heures supplémentaires ». Les quelques étrangers de la boite, dont je fais partie, proposent un contre mouvement à ce mode de pensée, et rentrent à des heures raisonnables (18h45-19h).

Les hommes se recoiffent dans les toilettes.
Quand je dis ça, j’entends « passent plusieurs minutes devant la glace, à retoucher leur coiffure ». Je croyais cette coutume réservée à ces dames, mais elle s’applique aussi à ces messieurs ici.

A Rakuten, tous les employés apprennent l’anglais, de manière relativement intensive pour ceux qui ont des difficultés (plusieurs heures de cours par jour !) et passent des tests de TOEIC tous les mois jusqu’à avoir plus de 800 points. Ce vaste plan, appelé English-nization, s’inscrit dans la vision globale de la compagnie de devenir une multinationale de premier plan.


Pour conclure ce premier recueil d’anecdotes sur une remarque un peu plus recherchée, je dirais que le travail que je fais ici n’est pas si loin de celui que je faisais en France, mais paradoxalement avec beaucoup plus de liberté. Cette liberté vient probablement de la composition de l’équipe, 50% non japonaise, que l’exempte des nombreux règles implicites ou non qui s’appliquent aux équipes japonaises traditionnelles. En réalité, ces règles sont sensées s’appliquer aussi à l’équipe, c’est juste que nous les ignorons ou les contournons parce qu’elles sont absurdes ou contre-productives, chose qu’un japonais ne fera pas par définition.
« Les managers ne sont pas formés pour manager des étrangers » m’a dit une fois un de mes managers japonais. Il a entièrement raison, car au Japon le manager est le représentent d’une hiérarchie de fer, cette hiérarchie se forgeant avec l’ancienneté dans l’entreprise, et ne nécessite pas forcement de formation ni de compétence, ce qui rend par conséquent difficile le management de gens ne rentrant pas dans le moule.
Pour ceux qui veulent avoir un aperçu de ce dont je parle, je leur conseille un très bon film « Tokyo Sonata », qui raconte l’histoire d’un chef de section de 40 ans qui se retrouve au chômage dans ce Japon où un travail est pour la vie. Il passe alors un entretien d’embauche :
« Qu’est-ce ce que vous savez faire ? », lui demande-t-on.
« – J’étais chef de section … », qu’il répond.
« – Oui, d’accord mais qu’est ce que vous avez comme compétences ? »
« – …. (long silence) … Je … Je suis doué en Karaoké … »

A suivre …

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祭り

La fin de l’été est marquée au Japon par de nombreux festivals traditionnels appelés 祭り (Matsuri). Tous les quartiers de Tokyo n’organisent pas de 祭り, et ceux qui le font à des dates différentes, ce qui permet d’en voir plusieurs dans la saison.
« – Tiens, ce week-end c’est le Matsuri de 高円寺.
– Je passe, j’ai déjà été à celui d’阿佐ヶ谷 la semaine dernière … ». (les photos de cet article sont prises de deux Matsuri qui se sont déroulés à 阿佐ヶ谷 (Asagaya) le 27 août et le 17 septembre).

Ils ont en parfois une connotation religieuse, parfois il s’agit juste une célébration ancestrale qui se perpétue d’année en année. Le point commun reste des stands de nourriture, où l’on peut acheter Yaki soba et autres spécialités culinaires typiques de ce genre d’événements, qu’on dégustera assis sur un coin d’herbe dans le jardin du temple d’à coté, en buvant une bière bien fraîche (il fait plus de 34 degrés à Tokyo en cette saison), et on regardant les spectacles variés qui nous sont proposés. Les enfants profiteront des petits stands de jeux, pour attraper un poisson rouge et gagner un jouet au jeu de massacre ou au tir à la carabine de bouchons de liège.

Parmi les plus récurrents, on a les spectacles de 踊り, où les participants venus de tout le Japon et vêtus d’habits hauts en couleurs, jouent de la musique traditionnelle et dansent dans la rue.

Celui-ci est un お神輿, un festival durant lequel les habitants du quartier portent sur les épaules un temple miniature, et baladent ce dernier dans la ville.
Du coup, ces jours-ci, le quartier est sujet à des embouteillages monstres, du fait de ces temples miniatures qui se baladent sur les routes de la ville (photo à Shinjuku, vidéo à Asagaya).

L’été fut chaud et dura jusqu’à mi octobre à Tokyo. La saison des 祭り est terminée, et laisse la place peu à peu à la saison des 紅葉 …

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野球

Au Japon, quand les enfants se retrouvent dans les parcs pour jouer avec les amis, ils ne jouent pas aux Sumos ou au Judo, ni même au Kendo qui sont les sports traditionnels japonais, et peut être l’image qu’on peut avoir de la jeunesse japonaise si on regarde trop la télé. Non, ces petites têtes brunes se retrouvent, pour s’échanger quelques balles de baseball.

Oui, enfin en réalité, ça c’était le Japon d’il y a 20 ans, aujourd’hui les jeunes se retrouvent plutôt pour jouer à des jeux vidéos sur consoles portables, mais j’avais besoin d’une petite intro lyrique pour mon article sur le baseball, donc bon passons …

Le baseball est le sport national du Japon. Je connaissais grosso-modo les règles, avais déjà vu du coin de l’œil un ou deux bouts de match à la TV (qui en diffuse au moins aussi régulièrement que le foot en France), mais n’avais jamais vu de match en vrai …

Lundi dernier, il faisait beau et chaud, un jour d’été un peu avant l’été, ひろ un ami japonais proposa une sortie baseball ; l’occasion de voir un match en vrai, de gouter à l’ambiance des supporters japonais, que j’imaginais différentes des stades français, et pour le coup c’était conforme à ce que j’imaginais …

Match donc entre deux équipes dont les noms m’échappent, qu’elles me pardonnent, je n’y connais rien, et vous non plus sans doute, donc ça n’a pas beaucoup d’importance. Appelons les « notre équipe » et « l’équipe d’en face » pour faire simple. Donc on achète les tickets, 1500¥ en 外野 (l’endroit où c’est pas cher, et donc où on n’voit rien), et on va dans la tribune des supporters d’une des deux équipes.

On se retrouve dans la tribune des supporters de notre équipe donc, ayant apporté quelques collations, parce que un match de baseball ça peut durer un moment, pour ceux qui ne connaissent pas les règles, jetez un œil à Wikipedia, en gros ça dure 9 manches de durée variable, soit au totale, une durée très variable …

Le match commence, chaque batteur est annoncé sur un écran géant avec un petit générique façon show américain, et les supporters commencent alors à chanter une chanson pour encourager l’athlète, sachant que chaque joueur a sa petite chanson personnalisée, donc l’une est un remake de la musique de retour vers le futur assez mystique.

C’est assez monotone un match de baseball, et comme on est assez loin, on ne voit pas très bien, mais ce n’est pas très important, l’important est qu’on est entre amis, qu’il fait bon et que les gens sont détendues.

De temps en temps, un home-run vient ponctuer la manche, les supporters sautent, et sortent leur parapluie en chantant et en dansant (une coutume locale je présume).

Quelques heures plus tard, le match se termine par la victoire de notre équipe, après un dernier round plein de suspense, une remontée du tonnerre de l’équipe adverse, qui, menée 5-1 au début de la 9ème manche, est revenue à 5-4 dans le dernier tournant, mais finit par s’incliner sur ce score.

A la fin du match, les joueurs remercient les supporters, chaque camp de supporters salue le camp d’en face. Enfin, les vainqueurs célèbrent une dernière fois leurs joueurs, en chantant les petites chansons personnalisées de chacun.

Ambiance bonne esprit et fair-play donc pour ce premier match de baseball. Une chose est sûre, on y va pas pour le spectacle, ni les effets pyrotechniques, mais on passe quand même un bon moment, entre amis, et finalement est ce que c’est pas le plus important dans le Sport qu’on pratique, ou qu’on regarde !

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花見

C‘est le printemps ! Oui, le printemps ne se soucie guère des histoires de tsunami, tremblements de terre et autre catastrophe nucléaire.
Le début du printemps au Japon est synonyme de 桜 (cerisiers en fleurs), et de la chaleureuse coutume qui les accompagne, coutume qu’on nomme ici 花見 (Hanami : regarder les fleurs).
Les cerisiers en fleurs sont un spectacle reposant et magnifique, et cette période de l’année coïncide avec le début des beaux jours, le soleil commence à être chaleureux, il fait bon en journée, les gens ont envie de sortir et de se balader.


Mélangez ces ingrédient dans un grand parc avec de préférence des cerisiers en fleurs, ajouter quelques amis, une pincée de boissons et de nourriture façon pic-nique, et vous obtenez le Hanami.

Les cerisiers en fleurs sont le prétexte, le Hanami est la conséquence. Le Hanami ce sont des gens qui envahissent littéralement les parcs, à tel point que les téléphones portables ne passent plus. Le Hanami ce sont des japonais qui se regroupent pour festoyer joyeusement et sans retenue aucune comme j’ai pu le lire çà et là. Le Hanami c’est juste une grande réunion, où on oublie les tracas de la vie et on passe un bon moment.


Chacun amène donc sa petite bâche bleue, quelques collations à boire et à manger, sa bonne humeur, ses amis et voilà. Les Hanamis ne sont peut être jamais tombé aussi bien cette année. Les gens avaient besoin de ça pour décompresser, pour effacer un peu ce qui s’est passé durant ce mois de mars mouvementé, et pour chercher la force d’avancer, encore et toujours, dans ces prochains mois, qui ne s’annoncent pas forcément comme un long fleuve tranquille. Ce qui reste tranquille à Tôkyô, c’est le japonais, impassible et constructif, lucide mais tourné vers l’avenir.


せっかくだから、お花見を楽しもう!

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猫カフェ (neko café) n’est pas nécessairement, comme son nom pourrait le laisser croire, un café. Ce qui est à peu près sûr dans cette histoire, c’est qu’on y trouve des chats, beaucoup de chats, car c’est quand même le concept du machin.
Petit rappel du contexte urbano-culturel : nous sommes à Tôkyô, mégapole de 13 millions d’habitants, où on peut louer dans certains quartiers un luxueux 15m² pour la très modique somme de 200000¥ par mois (parce que vous êtes des amis, je vous le fais à 1700€). A Tôkyô sans doute plus qu’ailleurs, l’espace c’est donc le luxe.

Ensuite, on ajoute la culture, les manières japonaises, concept récurrent, qui entre autre, interdit de manière implicite toute nuisance quelle qu’elle soit envers ses collègues, ses voisins, la société japonaise, etc.
Combinez ces deux aspects, et il devient très difficile d’avoir un animal de compagnie, pour peut que celui-ci puisse faire un peu de bruit, où un appartement quelque peu spacieux.
Avoir un chat ou un chien est donc réservé aux propriétaires de maison, et cela constitue en soit un signe extérieur de richesse.

Mais alors que faire ? Parce qu’un chat c’est trop 可愛い (mignon), on ne peut pas humainement vivre sans avoir un chat (pour les membres du CCC, remplacez « chat » par « chien » dans tout l’article, et nous prenez pas la tête). Et pour résoudre ce problème fondamental que se pose l’Homme moderne, ces génies que sont les japonais ont inventé les 猫カフェ : les cafés à chats.

Mais alors c’est quoi ces cafés, qui ne sont pas des cafés, on ne comprend décidément rien à ces japonais. Et bien, les premières versions devaient bien avoir comme cœur de métier le café, dans le sens où initialement il s’agissait d’endroits où l’on venait pour boire commander un breuvage, et accessoirement caresser des chats qui se trouvent sur place par le plus grand des hasards. On obtient aisément, en dérivant ce concept, les Maid Café, les Cosplay Café, et autres.

Seulement, l’idée se s’est pas arrêtée là pour les 猫カフェ ; on s’est dit, bon en fait les gens ne viennent clairement pas ici pour prendre un café, donc on supprime le mobilier superflu, qui ne sert finalement à rien, on remplace par des meubles sympas façon Ikea, pour créer un espace conviviale, et conçu pour pousser les occupants à se rapprocher du sol et ainsi profiter confortablement de l’attraction principale que sont les chats. Les boissons, petits biscuits et autres collations deviennent donc secondaires, et sont par conséquent gratuits et à volonté. Seul le temps passé dans l’endroit est payant.

Vous obtenez un endroit où l’on peut profiter à volonté de tous les avantages des chats, sans avoir les inconvénients ou être frustré par les impossibilités techniques liées à son logement.
Mais où diable s’arrêteront-donc ces nippons, ces maîtres dans l’art d’amuser la plèbe ?

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Surréalisme

Surréalisme. Il ne s’agit ici pas ici d’une métaphore pour décrire certains aspects de la vie à Tôkyô vue par un étranger ; non cette métaphore est trop évidente et a été faite et refaite, elle n’a en conséquence pas besoin d’être explicitée ici une fois de plus.
Non, il s’agit tout simplement de l’exposition sur le courant Surréaliste qui s’est ouverte il y a deux semaines au 国立新美術館 (National Art Center of Tôkyô) dans le quartier de 六本木 (Roppongi).


Cette exposition organisée en partenariat avec le Centre Georges Pompidou a le très bon goût d’être intégralement en japonais et en français (commentaires des œuvres), ce qui est, il faut l’admettre, particulièrement agréable, surtout au regard du niveau de difficulté du français littéraire utilisé, et du fait qu’il me serait parfaitement improbable d’espérer comprendre un japonais dans le texte de ce niveau.

Au programme, des toiles et objets venus de Paris donc, comme quoi une fois n’est pas coutume, si tu ne vas pas en France, c’est la France qui viendra à toi.


Ce que j’ai trouvé intéressant dans cette exposition, outre le coté artistique, c’est l’autre coté de l’exposition, c’est à dire la réaction à chaud des gens au vue de l’exposition, cette réaction étant d’autant plus intéressante qu’elle concernait un courant initialement plutôt français (en tout cas les œuvres réunies pour l’exposition venaient de France) vu par une culture à l’autre bout du Monde.
Première chose étonnante, nous sommes un mercredi après-midi, mais il y a beaucoup de monde. L’exposition a commencé il y a deux semaines soit, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle est un tel succès un jour de semaine, je ne savais pas les japonais à ce point intéressé par ce courant. Est-ce l’effet France qui attire, plutôt que le Surréalisme ? Sans doute un peu. Après tout, c’est très branché d’aller voir une exposition française à Tôkyô, au moins autant que d’aller voir une exposition japonaise à Paris.


Mais quid des réactions des gens ? Pas facile de répondre … Autant les français aiment étaler leur confiture dans les musées d’art façon « Ah oui, j’adore ! Je trouve ce tableau très [placer ici un adjectif compliqué dont personne ne connait le sens]. Il me fait penser à [placer ici une phrase surréaliste] ». Par exemple « Ah oui, j’adore ! Je trouve ce tableau très abscons. Il me fait penser à un ciel d’été, mais en hiver … », autant les japonais ne sont pas, je ne vous apprends rien, fondamentalement des gens très expressifs en public. Donc pas de franche exclamation, mais plutôt un défilé ordonné et silencieux, devant chacune des œuvres, imperturbable nippon.
L’une des rare phrase que j’aurais réussi à capter aura été un « 箱、可愛い! » (elle est mignonne cette boîte). « Mignonne », ce n’était pas exactement ce à quoi je pensais pour décrire une telle exposition, au regard d’une œuvre de Max Ernst ou de Dali …

Pour moi donc, une visite surréaliste de font en comble …

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細かい事って一体どういう意味だろう?具体的に、これはフランスと東京の毎日の生活の中で、気がついた細かい違いであって、和仏の文化の大きな違いではないという事である。前の記事が日本人に発見したので、今度出来れば私の単純な日本語でその違いを説明させて頂きます。日本人の皆さん、何か質問があったら、遠慮うせずにお聞き願います。宜しくお願いします。

Second volet sur les détails qui différencient la vie à Toulouse de la vie à Tôkyô. Plus le temps passe, et plus il devient difficile de remarquer ces détails, tant ils font partie de mon environnement de tous les jours, et qu’on ne voit plus les détails d’un tableau, si on est trop près de celui-ci.
Le premier opus des 細かい事 (détails mineurs) avait été remarqué par le site japonais Searchina qui regroupe entre autres, les points de vue des étrangers vivants au Japon ; ce qui génère depuis du trafic composé de japonais curieux de la vision qu’a le Monde sur leur pays. Je vais donc cette fois ajouter agrémenter mon article d’explications de textes, dans mon très modeste japonais, à destination de cette population de lecteurs.

● Il y a toujours de la place dans un métro japonais, il suffit juste de pousser.
日本の地下鉄の電車で、押したら必ず乗られる。普段、電車を待っている時、フランス人は混んでいる電車を見たら、「まあ、どうも入る空間がないようだ。なので、次にしよう」とすぐ考えている。

● On trouve du chocolat au melon, des yaourts au légumes, du pain de mie au sirop d’érable. 
メロンの味のチョコレートや野菜のヨーグルト等の食べ物が食べられる。その食べ物の味はフランス人にとって面白いものである。特に、フランスではヨーグルトはデザートとして、必ず甘い味がするべきである。

● Les japonais ne sont pas grands, mais les bains sont immenses, et il y a de la place pour les jambes dans les trains. 
フランス人と比べたら、日本人の背の高さは言うでもなく低い。しかし、なぜか電車の席や風呂等はフランスのより広い。背が高いの私にとって理解出来なく、不思議なことである。

● Les lignes de métro et de JR ont des vrais noms, et pas des numéros ou des lettres (en réalité les lignes de métros ont aussi des numéros mais personne ne les utilisent, à part peut être les étrangers). Par exemple la 東西線 (littéralement la ligne Est-Ouest), dont le nom donne une indication sur le tracé de la ligne. 
フランスの地下鉄は数字やアルファベットの字と呼ばれている。しかし、その名前だけで、どこからどこまでの線なのだろうか分からなく、たまには不便である。一方、東京の地下鉄の「南北線」に乗ったら、その線の名前だけですぐその線に関しての情報が分かる。

● A Tokyo, sur les trottoirs de toutes les grandes rues, ainsi que les gares et stations de métro ont une ligne jaune de 20 centimètres de largeur au sol, avec un motif en relief, qui permet aux aveugles de se déplacer dans la ville.
東京での広い道路の歩道や駅等必ず盲人のため黄色い線がある。こんな事はフランスにはほとんどない。ある日、フランスへ行った日本人の友達は「じゃ、フランスの盲人はどうするの」と質問された。「正直、私も分からない」と答えた。。。

● Il est interdit de fumer en marchant dans la rue. Mais il reste des wagons fumeurs dans les trains et des coins fumeurs dans les restaurants.
東京では、道でたばこを吸いながら、歩いては禁止されている。しかし、電車やレストランに喫煙の空間はまだ残っている。一方、フランスで道で歩いたら、たばこを吸っても問題無し。ですが、電車もレストランも全部禁煙である。

● Ce ne sont pas des pigeons qu’ont trouve en ville, mais plutôt des corbeaux. 
ヨーロッパの町と言えば、鳩である。一方、日本の町なら、烏である。

● Les japonais n’ont souvent qu’une seule clé à leur porte clé.
一般的に、日本人は、特に東京人は鍵を一個しか持っていない。逆に、フランス人は沢山の鍵を持っている。恐らくその理由は、説明しなくても、日本はフランスより安全な国だからである。なので、フランス人は様々な場所のドアに鍵を掛けなければならない。この現像に伴って、持っている鍵の数が増えてきた。

● Il est très courant de payer ses courses, voir son bentô de 500¥ avec un billet de 10000¥ (dans les 90€). 
日本人は1万円札をよく利用している。そんな高い札を使うのはフランス人によって驚くことである。なぜならフランスでは、人々は札ではなくて、キャッシュカードの方を利用している。特に、キャッシュカードは安全で、便利だから(お釣りがないから)、高い札を使わないようにしている。

● Dans pas mal de restaurants de cuisine typique japonaise しゃぶしゃぶ, もんじゃ焼き, on se cuisine soit même son repas avec les ingrédients fournis par le restaurant.
しゃぶしゃぶやもんじゃ焼き等の伝統的な日本料理のレストランで、自分の料理を作らなければならないという事である。フランスのレストランのイメージと異なる。なぜなら、フランスではレストランと言う場所は何もせずに食事するべきな所である。なので、レストランへ行き、自分の料理を作るのはフランス人にとって妙な事である。

A suivre …
続く。。。

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