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Archive for janvier 2011

富士五湖

富士五湖 (Fujigoko) désigne la région des cinq lacs (qui sont huit en réalité, ne me demandez pas pourquoi) situés autour du Mont Fuji. Malgré le froid relatif qui règne dans cette région légèrement en altitude, les japonais apprécient la balade qui, en cette saison, permet de voir, si le temps le permet, le Mont Fuji, magnifique, et ayant revêtu son grand manteau hivernal.

Ces cinq (ou huit pour ceux qui suivent) lacs sont principalement alimentés par la fonte des neiges du Mont Fuji les surplombant ; l’eau résultante étant réputée très pure, la région est ainsi célèbre pour son riz, ses fruits, et par conséquent pour ses différentes sortes de 酒 (saké), 日本酒や銘酒などである.

Et cette réputation n’est pas que purement folklorique ou touristique, comme en attitre cette fontaine, dont l’eau pourtant stagnante est transparent au point qu’on peut y voir parfaitement les pièces que les gens ont jetées, souhaitant que les vœux se réalisent (les japonais sont des gens peu attachés à la religion, mais extrêmement superstitieux).

C’est l’école qui a eu la bonne idée d’affréter un bus pour balader tout ce beau monde dans cette région. Au programme, voyage à la japonaise : avec départ le matin de bonheur, étapes chronométrées parmi lesquelles visite du lac 山中湖 (Yamanakako) le matin, pic-nique au bord du 河口湖 (Kawaguchiko) à midi, qui offre un magnifique panorama sur le 富士山 ; puis petit tour de la grotte 富岳風穴 et de ses stalactites dans l’après-midi. Enfin retour en fin de journée sur Tôkyô, si possible avant les bouchons du soir.

Comme équipement : vêtements chauds et écharpe de rigueur (comptez du -5° la nuit, et quelques degrés en journée), un bentô et quelques conneries à grignoter pour la route, un peu de musique, et un livre de kanjis à bosser si le cœur nous en dit (et si on arrive à rester éveillé).
Un voyage scolaire 10 ans après, ça fait drôle, mais c’est agréable de laisser les grands s’occuper de l’organisation.

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お正月 (oshôgatsu) est le nom du nouvel an au Japon, jour très important dans la tradition nippone, l’équivalent en terme de symbole familiale de Noël en Occident.
Durant cette période, les japonais vont prendre des congés (parmi les très rares qu’ils ont et qu’ils prennent !!) pour rejoindre leur famille aux quatre coins du Japon.
Le rituel commence par le grand ménage dans la maison, la semaine précédant le 1er janvier. Une fois celui-ci terminé, on disposera une sorte d’ornement composé d’un morceau de bambou, de branches de sapin et de prunier devant l’entrée de la maison, à simple but décoratif (enfin je crois, je suis encore en phase de recherche sur ce point …).

Les préparatifs du jour de l’an se font aussi la semaine précédent celui-ci, préparations essentiellement centrées sur le repas du 1er janvier, repas traditionnel appelé
おせち料理 (osenchi-ryôri), dont la composition est très complexe (un lien pour les experts qui veulent en savoir plus). Le préparation de ce repas demande beaucoup de temps, la femme de la maison s’y prend donc à l’avance de manière à ne rien avoir à faire le 元旦 (jour de l’an). Des amis me racontaient même que les japonais ont de nos jours, pour des raisons de simplicité, tendance à le commander (même si cela revient bien plus cher) plutôt que de le faire eux même.

Le 31 décembre, les familles se retrouvent donc pour passer la soirée ensemble, devant la télévision, ou éventuellement sortirons pour participer aux cérémonies et décomptes qui sont proposés dans les temples. Ici le décompte du temple 増上寺 en bas de la Tokyo Tower, sans doute le plus grand de Tokyo, où tous les ans est organisé à minuit un lâcher de ballons sur lesquels les japonais ont écrits leurs vœux pour la nouvelle année.

La vraie fête se situe d’avantage le 1er janvier, où les japonais se lève avant l’aube pour se rendre au temple du coin pour le premier lever de soleil de l’année. Le 浅草寺 (Sensô-ji : temple d’Asakusa, Ndlr) ainsi que le 明治神社 (Meiji-jinja) sont alors pris d’assaut par la population tokyoïte.
De retour à la maison, il est le moment de manger le repas dantesque tant escompté. Le reste de la journée sera assez calme, pas d’échange de cadeaux, seuls les enfants reçoivent les お年玉 (otoshidama), de l’argent des parents, grands parents et oncles et tantes, qu’ils utiliseront à bon escient (ou pas). (Merci Julie pour la photo de la Tokyo Tower.)
Certains iront dans la journée ou le lendemain, suivant les endroits, acheter un 福袋 (fukubukuro) : sac surprise qui coûte entre 5000 et 10000¥, et dont le contenu varie suivant le thème du sac : vêtements, jeux vidéos, … Les japonais peuvent s’aligner des heures pour acheter l’un de ses sacs dont la marchandise est réputée valoir plus que le prix payé pour acquérir ledit sac. Si le contenu n’est guère à votre goût, vous pouvez tenter de l’échanger avec d’autres personnes, comme c’est le cas sur cette photo devant le célèbre Shibuya 109.

Enfin, le 2 janvier est l’un des deux jours de l’année (avec le 23 décembre, le jour de l’anniversaire de l’Empereur, Ndlr) où l’on peut visiter le jardin intérieur du Palais Impérial. L’Empereur fait même une apparition pour faire part de ses vœux pour la nouvelle année au peuple japonais.

明けましておめでとうございます!Une Bonne Année 2011 à vous les amis.

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