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Archive for août 2010

Mystique, superbe, intemporelle, magnifique, qui fascine et enchante l’imaginaire japonais depuis des millénaires, nous décidâmes de nous lancer dans l’ascension du 富士山 (Fujisan), ou Fujiyama comme l’appellent les étranges habitants d’un lointain pays nommé France.

Fujisan n’est ouvert au commun des mortels que durant la saison estivale, en juillet et août, en dehors, il fait trop froid et le sommet enneigé requiert du matériel de professionnel. Alors qu’en été, ce n’est qu’une petite balade de santé (ou presque) accessible à un enfant de 10 ans.

L’objectif : ascension du mont la nuit, levé de soleil au sommet, descente le matin, et 温泉 (onsen, source d’eau chaude) l’après midi.

Rendez-vous donc le samedi 28 août à 16h à la gare de Shinjuku. L’équipe de joyeux lurons franco-japonaise est composée de
悠, 早耶香, 杉本, Sto, Guillaume et Moi.
C’est en bus que nous nous dirigeâmes directement vers la 5ème étape 五合目 que compte les 10 étapes d’ascension jusqu’au 頂上 (chôjô sommet).

Aux alentours de 19h30, arrivée à la 5ème étape, descente du bus. A partir d’ici, c’est sur nos jambes et nos bras qu’il faudra compter (enfin surtout sur nos jambes).
Sac à dos rempli : nourriture (des trucs solides, pas lourds et qui remplissent bien le ventre, genre barres de céréales, お握り (onigiri), et sandwichs), de l’eau (on en trouve tout au long de la montée mais sont prix augmente naturellement avec l’altitude), une lampe torche (car il fait déjà nuit et le chemin n’est pas éclairé faut pas déconner), des pansements, de la crème solaire, des lunettes de soleil et une casquette (pour la descente qui sera elle de jour).
Coté vêtements, des vêtements assez chaud et confortables, inutile d’avoir du matériel de pro vu que l’ascension n’est pas hyper physique. Par contre des vêtements et chaussures confortables et bien ajusté pour ne pas avoir d’ampoules. Perso, j’étais en jean, pull, veste légère, deux T-shirts, une écharpe, une paire des gants polaires, et une paire de chaussures de sports avec crampons. En cas de pluie, un coupe vent et un pantalon imperméable.

C’est parti ! La première partie dans une forêt clairsemée est assez simple, et peu pentue. Et on apprécie en fait la fraicheur du fond de l’air qui nous change de la chaleur étouffante tokyoïte. La lune et les villes en contre-bas nous offrent un joli paysage de nuit.
La verdure laisse très vite place à un parcours caillouteux et poussiéreux, car ne l’oublions pas, le Mont Fuji est un volcan.

Le reste de la monté passe et se ressemble. Le parcours est entrecoupé de refuges, petites cabanettes en bois où on vend des boissons et des barres de snickers, à un prix directement proportionnel à l’altitude. L’intérêt des ces refuges est surtout qu’il y a de la lumière, des toilettes, et des endroits pour s’asseoir. On apprécie de faire des pauses, manger un truc, boire. Mais on essai de ne pas rester immobile trop longtemps, car on se refroidit assez vite mine de rien.
Nous avançons à une allure très modeste, voir très lente parfois. Ce n’est pas tant la difficulté du parcours qui nous freine, mais tout simplement la foule incroyable qui a décidé de gravir la célèbre montagne en ce dernier week-end d’août.
Et oui, tout comme le reste du Japon, Fujisan n’échappe pas à la règle et est lui aussi bondé aux heures de pointes.

Il est 4h40, nous avons marché toute la nuit, et le levé de soleil est imminent. Nous ne sommes pas tout à fait au sommet. Il nous manque environ une petite heure de marche, tenant compte de la foule pour y arriver.
Mais le temps et clair, et nous sommes bien assez haut pour profiter du spectacle. Nous décidons de nous arrêter sur le bord du chemin pour admirer le fruit de nos efforts.


Aller, un petit effort et le sommet sera à nous !
Une petite heure plus tard, en ce dimanche 29 août vers 6 heure du matin, nous arrivons enfin au sommet, indiqué par un 通り (toori).
Il fait déjà bien jour, et ça fait du bien au corps et au cœur de voir le jour après 9 heures d’ascension dans le noir …

Au sommet, le dernier refuge, qui vend des souvenirs, des vivres, a un bureau de poste pour envoyer ses cartes depuis un endroit insolite, et propose quelques sièges assez rudimentaires pour se reposer (et on en a bien besoin), se remplir l’estomac tout en profitant de la vue tout à fait imprenable.


« C’est beau mais c’est loin. »

Longue pause, un peu de repos bien mérité. On mange le bentô qu’on a trainé jusqu’ici. On est fatigué mais heureux. Car le paysage magnifique nous rappel qu’on a fait quelque chose de pas banal (et surtout la quantité d’endorphine qu’on a dans le sang doit nous rendre un peu euphorique).

« Le cratère n’est pas loin, allons voir si nous y sommes. »
Et nous y fumes.

« じゃ、帰ろうか。 »
Il est environ 8 heures, et c’est l’heure de redescendre … Pour le coup le paysage est vraiment magnifique. On n’en avait pas trop profité durant l’ascension. Et bien là on a tout le temps de le savourer jusqu’à la dernière goute de la descente, qui est, soit dit en passant, extrêmement monotone et pénible.

Des rochers, des gravas et de la poussière rouge tout du long. Le soleil tape bien et il fait très vite chaud. Il faut attendre la toute fin de la descente pour retrouver un peu de verdure.

Vers 11h du matin, après 3 heures sans se presser, on approche du but. On croise dans l’autre sens les aventuriers du matin, qui commence leur périple de jour.

Je leur cris : « Fuyez pauvres fous ! Croyez moi , n’y allez pas ! Arrêtez donc cette folie folle ! Vous ne savez pas ce que vous faites ! ». Mais ces gens n’entendent rien ; ils ont des étoiles dans les yeux et ne pourront comprendre ce que j’ai dit que lorsqu’ils auront vu ce que j’ai vu, et vécu ce que j’ai vécu (et accessoirement lorsqu’ils auront apprit le français).

Retour à la 5ème étape, qui était le départ de notre marche. Un tour de bus, et nous voilà dans une onsen non loin d’ici.
Ahh … C’est le meilleur moment de ma vie. Une source d’eau chaude, avec jacuzzi, sauna, des bains immenses de la taille d’une pièce où il n’y a pas besoin de plier les jambes pour renter dedans.
C’est le paradis.

Un dernier bus et nous voici de retour à Tôkyô.

Voici comment se termine notre ascension du Fujiyama. Ce fut long, laborieux, magnifique et pour finir relaxant.
Et ça restera pour longtemps un excellent souvenir.

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鵠沼海岸 (Kugenuma-kaigan, littéralement Kugenuma-Plage) est le nom d’un petite ville de bord mer, qui a le bon goût d’être à une petite heure et demi de train au Sud de Tôkyô ; idéale pour une sortie plage le week-end.
Moyennant un train (en fait deux) et quelques ¥1260 pour l’aller-retour, nous voici à portée de la mer et des joies de la baignade estivale.

La ville est axée sur le tourisme, avec son petit coté exotique : une boulangerie, où Google Translate a fait des miracles (regardez de près les inscriptions sur les vitres). Mon cher Google (ou la personne qui a pondue ces phrases qui n’auraient jamais dues être lues par un français), tu as encore du chemin à faire …

La plage n’est pas spécialement belle ; sable plutôt foncé, qui le rend encore plus chaud, mais elle n’est pas du tout bondée, car très large et surtout elle est plutôt fonctionnelle.
Le premier point en ce sens, est qu’elle est accessible en train plus en marchant 5 minutes, et ce sans se jouer la vie à traverser une autoroute, ou autre voie de chemin de fer. Secondo, sur place plein de petites échoppes qui proposent tout un tas de services plus ou moins utiles et chers, de la vente de boissons classiques et de grillades, à la location de planches de surf et de chaises longues ; mais un service en particulier pique notre attention, par cette belle journée ensoleillée durant laquelle la température à l’ombre doit friser au bas mot les 35° : la location de parasol.
Ça tombe bien, le mien ne rentrait pas dans ma valise. Ils pensent vraiment à tout ces japonais.
Et le plus beau dans l’histoire, c’est qu’il y a même un type qui vient avec sa perceuse, façon bras de robot, pour faire un trou dans le sable de manière à planter le parasol.

Plus qu’à buller pénard à l’ombre, avec un bon bouquin.

Mais quid de l’eau ? Et bien contre toute attente, on y rentre comme dans un bain, et on y reste autant qu’on veut, ça nous fait dans les 26-27° je pense. L’eau n’est pas limpide, et il y a quelques algues, mais on s’en remettra va. Et quand la fin d’après midi approche, sur les coups de 17h, les gens commencent à partir, la baignade se vide peu à peu, et on peut se retrouver au milieu de bancs de poissons plus ou moins gros qui passent par là.

Dernière petite sieste à l’ombre, et on pourra admirer le coucher de soleil.

Pendant ce temps là, des autochtones bien équipés font un barbecue sur la plage.

Belle journée, retour vers la chaleur de Tôkyô en train. Au programme du trajet : petite sieste dans le train, et je ne suis pas le seul … Ça fatigue les journées de plage.

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Mes amis, je vous entends d’ici jaser :
« Quoi, ça fait un mois et demi qu’il est à Tôkyô et il n’est toujours pas allé à Asakusa ? Quelle honte ! Quel scandale ! Mais d’où sort-il … ».
Eh bien le mal est réparé puisque pas plus tard qu’il n’y pas longtemps je suis enfin allé (retourné) à Asakusa.

Pour les néophytes, 浅草 (Asakusa) est l’un des quartiers si ce n’est Le quartier touristique de Tôkyô, avec sa grande rue marchande, ou l’on trouve mille souvenirs et spécialités culinaires locales.
Il a aussi un fort coté « historique », puisqu’on y trouve un immense temple, le 浅草寺 (Sensô-ji), composé de l’une des pagodes les plus hautes du Japon.

Ici le contraste tant apprécié entre le Japon des traditions avec la pagode du Sensô-ji et au loin la tour Sky Tree actuellement en construction, et qui du haut de ses 634m remplacera l’an prochain la Tôkyô Tower.

Quartier historique donc, mais aussi folklorique, puisqu’au détour de certaines rues, au milieu des magasins de Kimono et Yukata, on peut croiser 鼠小僧 (Nezumi Kozô), un célèbre voleur de l’aire Edo,
un 河童 (kappa) personnage de la mythologie japonaise,
ou encore des affiches pour des représentations de théâtre, où les acteurs ne savent pas s’arrêter lors de la séance de maquillage.

En se baladant, on peut rentrer dans un musée du début du cinéma japonais, avec des photos d’acteurs de l’époque, et les coiffures d’une encore autre époque.

Avant de partir, petit tour dans les magasins qui vendent de la nourriture en plastique. Oui, les restaurants utilisent beaucoup ces reproductions en plastiques pour mettre dans leur vitrine, ce qui est, au passage, extrêmement pratique pour les étrangers que nous sommes, car cela permet de voir la tête de ce que l’on va manger dans tel ou tel restaurant, et ce avant même d’y rentrer, et sans avoir besoin de lire le menu, qu’on ne sait pas lire de toute façon …
Parce qu’en France, si je puis me permettre, tu rentres dans un resto, t’as une vielle carte en noir et blanc, avec écrit un truc du genre :
« Défait d’agneau « Retour d’orient », Filet, pieds, Épaule et Ris, Tajine de Pois Chiche au Citron Confit » (j’invente rien, j’ai emprunté la formule à un restaurant toulousain presque lambda).
Donc là il faut un déjà en bon niveau en français, et en français culinaire pour savoir ce qu’on va avoir ; sur quoi le serveur en rajoute une couche :
« Monsieur, la cuisson de votre agneau ? »
Honnêtement, je ne sais pas comment les japonais font pour aller dans un restaurant en France.

Mais je m’égare …

Asakusa, retour aux sources donc, en quelque sorte, puisque c’est dans ce quartier que je logeais lors de mon premier voyage au pays des sushis, il y a de cela 3 ans …

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高尾山 (Takaosan) est le nom d’une petite montagne situé dans la ville de 八王子市 (Hachiôjishi) à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Tôkyô.
Ce site est actuellement l’un des パワースポット (power spots) du Japon, les power spots sont les lieux populaires au Japon dans lesquels les japonais vont pour recharger leurs batteries.
Pour porter cette appellation, l’endroit doit être populaire, assez, voire très verdoyant, avec si possible une 温泉 (onsen, source d’eau chaude), et être pas très loin d’une grande ville pour être accessible dans la journée ou dans le week-end.
Takaosan répond à tous ces critères, avec sa montée de quelques 600 mètres de dénivelé à l’ombre d’une paisible forêt (du moins elle l’était avant que tout Tôkyô ne débarque pour le week-end).

Donc départ de la gare de Sinjuku, par la Keiôsen moyennant ¥370, et bac+12 en trains, car il y à quarante trains qui partent de Shinjuku par cette ligne, avec des terminus différents, et des vitesses différents. Un savant calcul et un changement de train nous permet d’arriver
un peu plus d’une heure plus tard à la gare de Takaosanguchi.
A partir de là, on a le choix entre prendre un télésiège jusqu’au premier tiers de la montée, ou bien de tout monter à pied comme de vrais hommes. Nous opterons pour ce dernier choix bien sur.

La balade est à l’ombre, mais malgré cela, il fait très chaud en ce dimanche 15 d’août. La météo a annoncé 35°, et on se rend compte qu’elle ne s’est pas trompée, au vue des vêtements des gens qui changent littéralement de couleur au fur et à mesure de la montée.
Quelques temples ça et là parsèment le chemin, dans certains on peut voir des statues de 天狗 (Tengu).

En à peine deux heures, on est arrivé au sommet juste au bon moment pour le repas de midi.

De là haut, avec un peu de chance et pour ceux qui ont de bons yeux, on peut voir le mont Fuji au loin. Mais aujourd’hui, le Dieu du temps ne le permettra pas …

Pause dans un coin pour manger le bentô acheté un peu avant à la gare, il fait un peu la gueule à cause du voyage, mais on l’apprécie bien après cette petite promenade. Ce qu’on apprécie aussi c’est le coca frais qu’on achète en haut à ¥200 ; il les vaut bien, et il est bien meilleur que celui qu’on achète à Tôkyô, il a le goût de l’effort.
Petite sieste de rigueur sur un banc à l’ombre, puis re-descente tranquille vers la gare et retour dans la Capitale.

Une petite promenade sympathique, qui se fait sans souci dans la journée, très peu onéreuse, qu’on apprécie bien malgré la chaleur, et qui change du Tôkyô grouillant.
J’y retournerai surement cet automne, la forêt et les feuilles des arbres rougis et jaunis doivent être tout simplement magnifique en cette saison.

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新宿 (Shinjuku) est un quartier d’affaires, et comme tout bon quartier d’affaires qui se respecte, on y trouve un grand nombre de buildings ultra modernes qui ont plus d’étages qu’on en a le courage de compter en les regardant.
C’est ici que se trouve le siège du gouvernement métropolitain de la préfecture de Tôkyô, appelé 都庁 (Tochô). Ce bâtiment composé de deux tours a la bonne idée d’avoir, en haut de chacune de ses tours (nord et sud) un observatoire gratuit, duquel on a une vue imprenable sur la ville.

En ce samedi ensoleillé, nous sous y rendîmes donc en fin d’après-midi, sur les coups de 17h, montâmes les 44 étages avec l’ascenseur binaire 1er-45ème (ou rez-de-chaussée-44ème à la française), et arrivâmes à l’observatoire pour profiter de la vue dégagée.

En cherchant un peu, et si la météo et la pollution sont avec nous, on peut apercevoir le mont Fuji au loin.

Petite pause dans un restaurant façon italien (mais italien à la japonaise, c’est un peu comme si on ouvre un restaurant philippin au Gabon, on peut bien y vendre ce qu’on veut, qui se rapproche de l’idée qu’on se fait du pays, mais comme c’est à l’autre bout du monde et que personne n’ira vérifier, ça n’a pas beaucoup d’importance au final), avec quelques pâtisseries, et bières étrangères, le tout pour la modique somme de ¥700 la collation.
Le cadre est léger, et reposant ; décoration chic et ambiance feutrée sur fond de musique jazz, l’endroit est bien choisi pour attendre le coucher du soleil.

Celui-ci ne se fait d’ailleurs pas attendre, quelques photos, et on redescend, on reviendra une prochaine fois pour les clichés de nuit.

En bas, il fait encore jour, et il fait très bon, l’air est agréable, pas trop chaud comme on a put avoir ces derniers jours.

Voici un peu plus d’un mois que nous sommes arrivés, pour l’heure, tout va bien, la chaleur de l’été et le temps libre font très vacances. J’espère que tout va bien pour vous aussi dans notre chère France.

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祭り Matsuri est le nom donné aux festivals traditionnels qui se déroulent tout au long de l’année aux quatre coins du Japon. Ici, le festival de 下町 (Shitamachi, un quartier situé à l’est de Tôkyô).
Un matsuri est en général composé de petits stands façon fête foraine, mais sans les manèges à 360° en 3D et tutti quanti qui donnent mal au ventre.
Ici presque que des stands de nourriture, dans lesquels des messieurs fabriquent ce que vous allez manger, sur des plaques chauffantes prévues à cet effet et faisant monter la température à proximité à environ 45° (au bas mot).
Sous vos yeux ébaillis, et en quelques secondes, on se retrouve avec un okonomiyaki, des takoyaki ou autre méloko faits maison qu’ils sont bons à manger. La tendance est plutôt au salé, même si on croise un ou deux stands qui font des チョコバナ (chocobana, bananes enrobées de chocolat, oui je sais c’est incroyable).
Le reste des stands est composé de quelques jeux pour les enfants, de la pêche au poissons (avec des vrais poissons, qu’on gagne si on les pêche), du tir à la carabine …
Les stands ne sont que la partie alimentaire du festival. Une fois qu’on a trouvé à manger et à boire, on s’assoie dans un coin, sur une bâche si on est organisé, et on déguste le tout, avec des amis, tout en regardant le spéctacle de 太鼓 (taiko, tambour) et de 踊り (odori, danse) qui se déroule au centre de la place.
Des danseuses en yukata donnent les gestes de la danse, et les gens du quartier dansent en tournant autour de la scène centrale.

Pendant ce temps, différentes écoles de taiko montent à tour de rôle sur la passerelle en hauteur, et se relaient pour assurer, avec grâce et puissance, le rythme des danseurs en bas.

Le spectacle se termine par une démonstration de taiko d’une puissance telle qu’elle fait vibrer tout le quartier (vidéo de Guillaume).

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