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Suite des activités extra scolaires, qui sont heureusement beaucoup plus lyriques que les cours eux-mêmes, sinon j’aurai pas légion de choses à raconter. Au menu du jour, 茶の湯 ou 茶道 (chanoyu ou chadô) : la cérémonie du thé.
En très simple et très abrégé : c’est une cérémonie très compliquée durant laquelle on boit du お茶 (ocha, thé vert japonais) et à la fin, on a mal aux jambes.

Donc ça se passe dans une pièce avec des tatamis par terre, dans laquelle on est prié de se déchausser en entrant ; on « s’assoie » à la japonaise sur ses chevilles, pendant qu’une dame en kimono prépare du thé suivant une procédure très compliqué que je ne peux pas révéler ici. Tout le monde se salue bien bas au début de la cérémonie. Pendant la préparation du thé, on reçoit humblement quelque petite sucrerie locale, qu’on prend dans une assiette que notre voisin nous fait gracieusement passer. On disposera de la sucrerie suivant un protocole bien défini : on attrape les baguettes avec la main droite (et avec élégance) par dessus (paume de la main vers le sol), puis les prend avec la main gauche, par dessous cette fois, enfin on relâche la main droite et on reprend les baguettes avec la main droite, mais par dessous cette fois. Bien, on peut alors utiliser les baguettes pour prendre le petite gâteau dans l’assiette puis le déposer sur un petit morceau de papier prévu à cet effet. Enfin on le mange, toujours très humblement.
Notez que cette petite sucrerie n’est pas que décorative, elle a aussi le bon goût de rendre le thé moins amer lorsqu’on le boit.

Nous est ensuite servi le thé, qu’on reçoit très humblement. Là encore, pour le boire, le protocole n’est pas tout à fait trivial.
On prend le bol de thé avec la main droite, avec un geste élégant et ferme, tout en gardant la main gauche sur sa cuisse (au niveau de la poche de son pantalon), puis on met la main gauche sous le bol, pour le tenir. Avec la main droite on le fait tourner dans le sens des aiguilles d’une montre d’un demi tour pour que le motif du bol soit visible de nos hôtes (là vous êtes en train de vous dire que je me fous de votre gueule et que j’en rajoute, et bien non point du tout).
On boit alors le thé, doucement, avec raffinement, et une fois fini, on essuie l’endroit du bol où on a bu avec son index et son pouce droit, et on s’essuie les deux doigts sur le bout de papier qui avait servi à déposer le gâteau (cf. paragraphe plus haut). On refait faire un demi tour ou bol, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre cette fois, et on le dépose devant soi, pour qu’un dame en kimono puisse le récupérer.
A la fin de la cérémonie, qui dure environ 4 heures (non je déconne), on se salue à nouveau, en se remerciant pour ce moment de franche rigolade. Puis on se lève et on va marcher un petit quart d’heure, histoire de retrouver l’usage de ses jambes.

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De retour à l’école … Ça fait bizarre au début, de se retrouver dans une salle de classe en tant qu’élève, 4 ans après avoir « définitivement » dit au revoir aux bancs de l’école.
Mais cette fois c’est une école de japonais, on en fait 4 heures par jour, et l’approche est différente de celle que j’avais durant ma scolarité. Ici, pas de nécessité de performance, pas d’examen, juste l’envie de bien parler japonais pour pouvoir le parler avec de vrais gens.
Étudier avec un but concret, ça aide vachement, et étudier intensivement une langue avec des profs qui ne parlent que cette langue, ça aide encore plus.

L’avantage de cette école est qu’elle propose un certains nombre d’activités extra scolaires, souvent culturelles, qui viennent ponctuer les cours de japonais. Ici, la fête de 七夕 (Tanabata le wiki est plus fort que moi pour le coup), qui se célèbre très simplement en écrivant un souhait (plus ou moins réalisable) sur un bout de papier, genre « Peace and Love in the World » ou « J’espère que quand je reviendrai, le centre ville de Toulouse sera piéton » (bon Ok, mais exemples sont de la pure science fiction, mais bon vous voyez le principe) ; et de l’accrocher sur une branche de bambou. Puis la nuit tombée, d’aller admirer le ciel étoilé (si il fait beau), et les souhaits qu’on a accrochés se réalisent par un phénomène abscons auquel j’ai pas tout compris, la doc était en japonais.

Photo de classe : mais alors d’où viennent tous ces gens (et les autres, vu qu’il n’y a qu’une classe sur la photo) ? Et bien on compte pas mal de français et de chinois, puis des taïwanais, des coréens, quelques américains, quelques indiens, un italien, un ghanéen, un philippin, une brésilienne … (non pas d’allemand, le blond au fond à droite c’est moi). Le plus dur dans l’histoire c’est de retenir les prénoms de tout ce beau monde, vu qu’il y a pas mal de Lee, Li, Lin, Jean Passe, et que tout ça se prononce Li en japonais, je vous raconte pas le bordel.

Et tout se beau monde étudie dans la joie et la bonne humeur ; ici on était tellement content qu’on s’est tous déguisé avec des 浴衣 (yukata, un kimono léger, simple à mettre et porté en été). Non il s’agissait d’une autre activité proposée par l’école, intitulée « TP de yukata » (je vous le retranscris pêle-mêle).

Et enfin pour finir, une autre activité culinaire « TP de たこ焼き (takoyaki) », une sorte de méloko qu’il est de bon goût de déguster pendant les 祭り (matsuri, sortes de festivals avec un style un peu médiéval japonais ; mais j’en reparlerai plus tard …).

Une chose est sur, l’ambiance est bonne, les cours sont denses mais vivants et amusants, et les profs sont pour certains de véritables caricatures de personnages de fiction !

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