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Posts Tagged ‘Muji’

Un an passé loin de la France, un an presque sans travailler, et par conséquent un an sans consommer ou presque. Parce que en tant qu’ingénieur, je consommais, comme à peu près tout le monde dans notre bonne vieille société de consommation, beaucoup, trop, certains diront.

Je consommais pour me donner contenance, pour justifier de mon status, parce que ça déstresse, pour plein de raisons, plus ou moins mauvaises somme toute, je vous renvoie vers mon article Ikea, parfois c’est juste incontrôlable, ce besoin, ou juste cette envie, au final on ne sait plus trop, de consommer, d’avantage, bref.

Et me voilà à un an de tout ça, et avec un budget de plus en plus réduit je ne vous cacherais pas que mon besoin de consommation en a pris un sacré coup.
Mais alors qu’est ce qu’il reste ? Et bien justement j’y viens, avec 5 (cinq) objets que j’ai achetés cette année, et que j’ai sélectionnés comme les plus utiles dans mon quotidien, les plus significatifs, ou juste les plus symboliques.

(Petite note préliminaire, n’ayant habité que des appartements meublés depuis le début de mon séjour, vous ne verrez pas ici de lit, frigo, machine à laver ou autres objets électroménagers indispensables (?) à la survie de l’homme moderne).

    Un vélo :

Dans une ville comme Tokyo, avoir un vélo est a mon sens tout simplement indispensable.
Pour faire des courses, aller à la gare, surtout que la ville est dotée des infrastructures pour accueillir les vélos, parmi lesquels on notera les parkings de vélos devant les supermarchés, où l’on peut mettre sans trop de souci une cinquantaine, voir une centaine de vélos ; les parking sous-terrains ou aériens de plusieurs niveaux à proximité des gares (plusieurs milliers de vélos) etc.

Prix : 16 000¥. Plus la contravention pour stationnement prolongé interdit 5000¥ (en quatre mois, c’est moins cher que de payer le parking donc bon).

    Un fauteuil :

Ce petit fauteuil est tout à caractéristique du Japon : pratique, compact, mais pas très confortable pour un étranger un peu grand comme moi (mais au final il m’aura bien servi et continue de le faire). Facilement transportable, il se pose volontiers sur une chaise pour la rendre plus confortable, par terre, ou sur un lit, etc.
Il possède donc un rapport place/confort intrinsèquement assez interessant, ce qui lui confère un intérêt assez fort, dans ce pays où la place est un facteur important.
Notez que l’inclinaison du dossier est réglable façon clic-clac.

Prix : 2000¥. Plus le petit coussin 200¥.

    Un sac Muji :

Simple, léger, compact, sobre, là encore un article qui a sa marque du Japon, et comme on n’en trouve que chez Muji. Il m’accompagne partout, et peut contenir un petit parapluie, une petite bouteille d’eau, un cahier de notes, quelques livres, un porte-feuilles, un baladeur MP3, que demander de plus ?!

Prix : 1500 ¥ au Muji du coin.

    Un 蚊取線香 (katorisenkô) :

Est une sorte de bâton d’encens en forme de spirale. Il est utilisé au Japon depuis des temps ancestraux pour, comme son nom l’indique, faire fuir les moustiques. On le fait brûler dehors, en général devant une fenêtre par exemple.
En réalité, de nos jours la plupart des maisons japonaises sont équipées de fenêtres avec moustiquaire coulissante en dure intégrée dans la fenêtre, ce qui est incroyablement pratique et judicieux. Ceci étant, et avec l’utilisation de plus en plus rependues des climatisations, le カトリセンコ est devenu plus ou moins obsolète.
Il est revenu en force cette été, avec les réductions d’énergies (et donc de climatisation) en vigueur.

Prix : dans les 600¥ qui correspond à un bâtonnet par jour pendant un mois.

    Un 算盤 (soloban) ou boulier :

Anecdotique, au pays des nouvelles technologies, il est une métaphore du Japon de mon point de vue : sobre, beau, mystérieux, mais pratique si on sait comment le manier.
Actuellement, les jeunes japonais ne savent plus se servir de cet objet d’un autre temps, il n’en reste pas moins un bel objet à mon sens.

Prix : 30¥ dans un magasin d’occas’.

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Ikea

La première fois que je suis allé à Ikea, ça devait être il y a une douzaine d’années, et c’était avec une certaine Parisienne qui se reconnaitra (et que j’embrasse au passage). A l’époque, j’étais jeune et fou, je ne savais pas ce que je faisais, et sans m’en rendre compte, je suis devenu accroc.

Ikea est un magasin tout à fait fascinant pour moi, car il défit toute logique scientifique. On y va toujours avec un but très particulier, en l’occurrence acheter une couette, car l’automne nous est tombé dessus sans crier gare, et les nuits se sont rafraichies de manière assez spectaculaire cette semaine dans la capitale nippone.
Donc on y va pour acheter un truc bien particulier, dont on a en général besoin, ou au moins envie (ces deux notions sont très relatives de nos jours, je vous l’accorde), et on repart deux heures plus tard avec pour 100€ de trucs dont on n’avait ni besoin, ni envie, mais malgré ça, en sortant du magasin, on a le sentiment que notre vie est meilleur maintenant, et on se demande comment on a put vivre tout ce temps sans tous ces machins là.

Ikea c’est l’équilibre parfait entre des trucs pratiques, esthétiques et suffisamment peu chers pour qu’on les achète sans se dire « attends je vais quand même pas foutre 50€ dans une plante verte ». Ces mecs sont des génies …

Donc en ce dimanche d’automne, je décida d’aller faire un tour du coté de chez Sven, voir s’il n’y avait pas une couette à mon goût.
J’avais fait le tour des magasins de Shinjuku, de Muji comme on l’appelle en France ou 無印良品 au Japon (Mujirushi-ryôhin qui pour la petite histoire, signifie littéralement « produits de qualité sans marque », et que les japonais appèlent Mujirushi), jusqu’à 東急ハンズ (Tôkyû Hands) en passant par le Summit du coin (sorte de super-marché où on trouve à peu près tout) ; mais les prix étaient assez élevés (entre 5800¥ et 10000¥), pour des couettes en synthétique; et j’avais vu sur le site Internet d’Ikea qu’ils avaient la couette de mes rêves, en coton et plumes de canard, et pour la nordique somme de 3500¥.
Ce qui n’était pas indiqué sur le site Internet, c’est que la couette coutait bien plus que 3500¥, car à ce prix il fallait ajouter le prix du petit tapis sympa, de la lampe design, et de l’incontournable plante verte, mais nous y reviendrons …

Une petite heure de train et me voici à la gare de 南船橋 (Funabashi), qui est littéralement située à une minute à pieds de l’Ikea. Ce qui me rappelle la fois où on n’était allé avec Grégoire en Bus à l’Ikea de Toulouse … Et qu’il nous fallait alors choisir entre traverser la voie ferré, la rocade ou faire un détour de 30 minutes de marche par les parkings de l’hypermarché d’à coté (je laisse votre folle imagination trouver lequel de ces trois chemins nous avions choisi à l’époque …). Ha, ha, qu’est ce qu’on put se marrer ce jour là, on devrait être dans le Guinness pour avoir fait un truc pareil !
Une chance pour le marcheur que je suis, Tôkyô est une ville de piétons et de cyclistes. L’Ikea a même un parking pour vélos, c’est dire !

Une fois à l’intérieur, le décor est de suite très familier. L’agencement du magasin est en tout point identique à celui des magasins en France : l’espace démonstration au premier, avec la cantine à la fin, et l’espace vente libre au rez-de-chaussée. L’ordre même des rayons est je pense le même, avec les plantes vertes à la fin. Ce qui montre que les cerveaux qui ont designé l’agencement à l’intérieur des magasins Ikea ont choisi avec énormément de soin jusqu’à l’ordre des rayons.
Je commence ma balade tranquillement, j’observe le comportement des autochtones face à cette culture qui leur vient de loin. Mais très vite, en prenant un peu de recul, je me rends compte qu’Ikea n’est pas si éloigné que ça de ce qu’on trouve dans un Muji ; car en fait, les maisons japonaises se sont beaucoup occidentalisées ces dernières années, et par conséquent, les meubles qui meublent ces maisons aussi.

C’est alors que la fièvre commença à monter, cette fièvre que je croyais disparue, lorsque j’avais jeté la moitié de mon appartement toulousain, il y a trois mois, cette fièvre de la possession, cette fièvre du « Ah tiens, c’est pratique ça », l’appel des objets inutiles mais dont on a irrésistiblement besoin quand on est à Ikea.
D’où vient cette fièvre, je me le demande. Est-ce la Volonté de puissance moderne, qui se matérialise sous ce besoin de consommer pour se sentir exister ? De ce besoin que chez soi soit différent de chez les autres, que son jardin soit plus vert que celui du voisin. Est-ce de l’orgueil, où juste un besoin de son petit confort que l’Homme moderne développe.

Quoi que ce soit, je repartis avec ma couette en plumes de canard, comme c’était initialement prévu, mais aussi avec une lampe design, deux tapis pratiques, un petit plaid, et bien sur un petit ficus ; car on ne PEUT PAS repartir de chez Ikea sans une plante verte, c’est mathématiquement IMPOSSIBLE !!! (Ça a même été démontré par un illustre mathématicien polonais dont le nom m’échappe).

Même si je suis a posteriori capable d’expliquer rationnellement pourquoi j’ai acheté ces objets, et quel sera leur utilité réelle dans ma vie de tous les jours (jusqu’à la plante qui outre son aspect esthétique incontournable, constitue un transformateur à bon rendement de CO2 en oxygène), je dois avouer que sur le moment je les ai mis dans mon sac jaune Ikea pour une raison assez floue et peu rationnelle, que j’appellerai volontiers le syndrome Ikea.

Allons bon, avouez que ma chambre est plus chaleureuse avec une pointe de Suède.

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Une petite balade aux alentours de l’appartement dévoile un quartier sympathique, à la fois très calme (beaucoup plus calme que mon appart’ à Toulouse), mais aussi très fonctionnel avec sa légion de konbini (petites supérettes ouvertes 24/24), que nous arpentons chaque soir pour aller y chercher le meilleur bentô, celui avec les sushis ou avec les yakisoba et qui coute 100¥ de moins si on vient l’acheter après 20h30.

Quelques parcs ça et là, avec des jeux pour le petits enfants, et pour les plus grands, de nombreux stades pour pratiquer le baseball (le sport national japonais). L’endroit est agréable pour se balader à pied, un vélo semble aussi une alternative intéressante, à tester plus tard …

A quelques minutes de marche et deux stations de JR (l’équivalent du RER) de là on se retrouve en plein Shinjuku. Ici le paysage est beaucoup plus dense. Les immeubles sont hauts, la foule brouille, le Tokyo qu’on voit dans les images d’Epinale en France.

Un petit tour au Muji du coin, histoire d’acheter quelques ustensiles indispensables à la vie de tout les jours, et avec un style japonais qu’on adore.

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