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Archive for the ‘Excursion’ Category

富士五湖

富士五湖 (Fujigoko) désigne la région des cinq lacs (qui sont huit en réalité, ne me demandez pas pourquoi) situés autour du Mont Fuji. Malgré le froid relatif qui règne dans cette région légèrement en altitude, les japonais apprécient la balade qui, en cette saison, permet de voir, si le temps le permet, le Mont Fuji, magnifique, et ayant revêtu son grand manteau hivernal.

Ces cinq (ou huit pour ceux qui suivent) lacs sont principalement alimentés par la fonte des neiges du Mont Fuji les surplombant ; l’eau résultante étant réputée très pure, la région est ainsi célèbre pour son riz, ses fruits, et par conséquent pour ses différentes sortes de 酒 (saké), 日本酒や銘酒などである.

Et cette réputation n’est pas que purement folklorique ou touristique, comme en attitre cette fontaine, dont l’eau pourtant stagnante est transparent au point qu’on peut y voir parfaitement les pièces que les gens ont jetées, souhaitant que les vœux se réalisent (les japonais sont des gens peu attachés à la religion, mais extrêmement superstitieux).

C’est l’école qui a eu la bonne idée d’affréter un bus pour balader tout ce beau monde dans cette région. Au programme, voyage à la japonaise : avec départ le matin de bonheur, étapes chronométrées parmi lesquelles visite du lac 山中湖 (Yamanakako) le matin, pic-nique au bord du 河口湖 (Kawaguchiko) à midi, qui offre un magnifique panorama sur le 富士山 ; puis petit tour de la grotte 富岳風穴 et de ses stalactites dans l’après-midi. Enfin retour en fin de journée sur Tôkyô, si possible avant les bouchons du soir.

Comme équipement : vêtements chauds et écharpe de rigueur (comptez du -5° la nuit, et quelques degrés en journée), un bentô et quelques conneries à grignoter pour la route, un peu de musique, et un livre de kanjis à bosser si le cœur nous en dit (et si on arrive à rester éveillé).
Un voyage scolaire 10 ans après, ça fait drôle, mais c’est agréable de laisser les grands s’occuper de l’organisation.

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Ikea

La première fois que je suis allé à Ikea, ça devait être il y a une douzaine d’années, et c’était avec une certaine Parisienne qui se reconnaitra (et que j’embrasse au passage). A l’époque, j’étais jeune et fou, je ne savais pas ce que je faisais, et sans m’en rendre compte, je suis devenu accroc.

Ikea est un magasin tout à fait fascinant pour moi, car il défit toute logique scientifique. On y va toujours avec un but très particulier, en l’occurrence acheter une couette, car l’automne nous est tombé dessus sans crier gare, et les nuits se sont rafraichies de manière assez spectaculaire cette semaine dans la capitale nippone.
Donc on y va pour acheter un truc bien particulier, dont on a en général besoin, ou au moins envie (ces deux notions sont très relatives de nos jours, je vous l’accorde), et on repart deux heures plus tard avec pour 100€ de trucs dont on n’avait ni besoin, ni envie, mais malgré ça, en sortant du magasin, on a le sentiment que notre vie est meilleur maintenant, et on se demande comment on a put vivre tout ce temps sans tous ces machins là.

Ikea c’est l’équilibre parfait entre des trucs pratiques, esthétiques et suffisamment peu chers pour qu’on les achète sans se dire « attends je vais quand même pas foutre 50€ dans une plante verte ». Ces mecs sont des génies …

Donc en ce dimanche d’automne, je décida d’aller faire un tour du coté de chez Sven, voir s’il n’y avait pas une couette à mon goût.
J’avais fait le tour des magasins de Shinjuku, de Muji comme on l’appelle en France ou 無印良品 au Japon (Mujirushi-ryôhin qui pour la petite histoire, signifie littéralement « produits de qualité sans marque », et que les japonais appèlent Mujirushi), jusqu’à 東急ハンズ (Tôkyû Hands) en passant par le Summit du coin (sorte de super-marché où on trouve à peu près tout) ; mais les prix étaient assez élevés (entre 5800¥ et 10000¥), pour des couettes en synthétique; et j’avais vu sur le site Internet d’Ikea qu’ils avaient la couette de mes rêves, en coton et plumes de canard, et pour la nordique somme de 3500¥.
Ce qui n’était pas indiqué sur le site Internet, c’est que la couette coutait bien plus que 3500¥, car à ce prix il fallait ajouter le prix du petit tapis sympa, de la lampe design, et de l’incontournable plante verte, mais nous y reviendrons …

Une petite heure de train et me voici à la gare de 南船橋 (Funabashi), qui est littéralement située à une minute à pieds de l’Ikea. Ce qui me rappelle la fois où on n’était allé avec Grégoire en Bus à l’Ikea de Toulouse … Et qu’il nous fallait alors choisir entre traverser la voie ferré, la rocade ou faire un détour de 30 minutes de marche par les parkings de l’hypermarché d’à coté (je laisse votre folle imagination trouver lequel de ces trois chemins nous avions choisi à l’époque …). Ha, ha, qu’est ce qu’on put se marrer ce jour là, on devrait être dans le Guinness pour avoir fait un truc pareil !
Une chance pour le marcheur que je suis, Tôkyô est une ville de piétons et de cyclistes. L’Ikea a même un parking pour vélos, c’est dire !

Une fois à l’intérieur, le décor est de suite très familier. L’agencement du magasin est en tout point identique à celui des magasins en France : l’espace démonstration au premier, avec la cantine à la fin, et l’espace vente libre au rez-de-chaussée. L’ordre même des rayons est je pense le même, avec les plantes vertes à la fin. Ce qui montre que les cerveaux qui ont designé l’agencement à l’intérieur des magasins Ikea ont choisi avec énormément de soin jusqu’à l’ordre des rayons.
Je commence ma balade tranquillement, j’observe le comportement des autochtones face à cette culture qui leur vient de loin. Mais très vite, en prenant un peu de recul, je me rends compte qu’Ikea n’est pas si éloigné que ça de ce qu’on trouve dans un Muji ; car en fait, les maisons japonaises se sont beaucoup occidentalisées ces dernières années, et par conséquent, les meubles qui meublent ces maisons aussi.

C’est alors que la fièvre commença à monter, cette fièvre que je croyais disparue, lorsque j’avais jeté la moitié de mon appartement toulousain, il y a trois mois, cette fièvre de la possession, cette fièvre du « Ah tiens, c’est pratique ça », l’appel des objets inutiles mais dont on a irrésistiblement besoin quand on est à Ikea.
D’où vient cette fièvre, je me le demande. Est-ce la Volonté de puissance moderne, qui se matérialise sous ce besoin de consommer pour se sentir exister ? De ce besoin que chez soi soit différent de chez les autres, que son jardin soit plus vert que celui du voisin. Est-ce de l’orgueil, où juste un besoin de son petit confort que l’Homme moderne développe.

Quoi que ce soit, je repartis avec ma couette en plumes de canard, comme c’était initialement prévu, mais aussi avec une lampe design, deux tapis pratiques, un petit plaid, et bien sur un petit ficus ; car on ne PEUT PAS repartir de chez Ikea sans une plante verte, c’est mathématiquement IMPOSSIBLE !!! (Ça a même été démontré par un illustre mathématicien polonais dont le nom m’échappe).

Même si je suis a posteriori capable d’expliquer rationnellement pourquoi j’ai acheté ces objets, et quel sera leur utilité réelle dans ma vie de tous les jours (jusqu’à la plante qui outre son aspect esthétique incontournable, constitue un transformateur à bon rendement de CO2 en oxygène), je dois avouer que sur le moment je les ai mis dans mon sac jaune Ikea pour une raison assez floue et peu rationnelle, que j’appellerai volontiers le syndrome Ikea.

Allons bon, avouez que ma chambre est plus chaleureuse avec une pointe de Suède.

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Tôkyô Game Show

Je ne vous apprend rien quand je vous dit que le Japon est historiquement Le pays du jeu vidéo. Tous les garçons et les filles de mon âge (disons les garçons surtout) ont joué quand ils étaient gamins à l’une des console de jeux Nintendo, Sega ou Sony qui nous venaient et nous viennent encore de ce pays lointain, maître dans la microélectronique appliquée à l’amusement du peuple.

Le Tôkyô Game Show (TGS) est un immense salon qui se déroule tous les ans en septembre à Chiba dans un lieu appelé 幕張メッセ (Makuhari-messe), à environ une heure de train de Tôkyô ; et regroupe tous les principaux concepteurs de consoles de jeux actuelles et éditeurs de jeux vidéo : Sony, Microsoft, Ubisoft, Sega, Capcom j’en passe.

C’est l’un des grands rendez-vous mondial, avec l’E3 aux États-Unis, du jeu vidéo, où se réunissent pour l’occasion des amateurs de jeux vidéos venus du monde entier (donc forcément je vous cache pas que ça en fait du monde).

Donc je vous passe le classique « il y avait un poil plus qu’un tondu et trois pelés » ; en effet, pour rentrer dans le bazar, il fallait faire le tour complet du bâtiment, ce qui nous prît, au bas mot, 2 bonnes heures, sans se presser.

Honnêtement, je ne suis pas spécialement amateur de jeux vidéo console (c’est pour les mecs qui ne savent pas se servir d’un clavier-souris), je suis le dernier de mes geeks d’amis qui n’a pas acheté de Play Station 3, mais j’étais assez intrigué de voir ce que proposerait un festival aussi célèbre que celui-là.
Et il faut avouer que le show pyrotechnique vaut le coup d’œil.

Petite remarque, il n’y a que les japonais pour organiser un festival de cette ampleur (plus de 200 000 personnes en deux jours, dans un endroit pas si grand que ça) et aussi millimétré.

« Mais il est bien gentil, ça fait une heure qu’il nous sort son blabla, mais concrètement qu’est ce qu’il y a dans ce festival, nom d’un tabarnak' » est ce que vous êtes en train de penser (si vous êtes Québécois).
Et bien des stands où l’on peut voir en avant première les prochaine sorties des gros titres du jeux vidéo. Et en s’armant d’un peu de patience, on peut même en essayer quelques uns. On peut aussi acheter tout un tas de goodies (objets de collection, en relation avec les jeux vidéo) ; oui les japonais sont de fiévreux collectionneurs de tout et n’importe quoi, en particulier des objets dérivés des jeux vidéo : figurines, vêtements, musiques etc.

Un des autres hobbies des japonais, et qui rend ce genre de festival amusant à mon sens, est le コスプレ (cosplay qui vient de « costume » et « playing »). Cette passion consiste à s’habiller et à reproduire les mimiques de son personnage de jeux vidéo préféré.

Or les personnages de jeux vidéo évoluent dans des univers fantaisistes, avec des costumes et des coupes de cheveux qu’on est pas sensés croiser dans la vrai vie, et c’est précisément là que réside l’intérêt du cosplay, c’est là que l’imaginaire devient réalité, et c’est aussi sans doute une sorte d’évasion pour les japonais, de pouvoir mettre un costume et être quelqu’un d’autre, un super-héros, l’espace d’une journée …

Un certain nombre d’évènements, de conférences, d’invités du monde du jeux vidéo viennent ponctuer le spectacle. On se retrouve assez rapidement devant une conférence dont on ne comprend rien, devant un type célèbre dont on a jamais entendu parler, ou devant un jeu avec un plateau géant et des cartes dont les règles sont des plus obscures (après en avoir observé un peu le déroulement, la seule conclusion qui me soit venue est qu’il n’y avait pas de règle).

Un dernier petit tour au stand gadget du coin où un mec du MIT ou de la Nasa je ne sais plus, pilote un machin (le bidule noir avec quatre hélices en lévitation là) avec son I-Phone, and let’s call it a day !

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Mystique, superbe, intemporelle, magnifique, qui fascine et enchante l’imaginaire japonais depuis des millénaires, nous décidâmes de nous lancer dans l’ascension du 富士山 (Fujisan), ou Fujiyama comme l’appellent les étranges habitants d’un lointain pays nommé France.

Fujisan n’est ouvert au commun des mortels que durant la saison estivale, en juillet et août, en dehors, il fait trop froid et le sommet enneigé requiert du matériel de professionnel. Alors qu’en été, ce n’est qu’une petite balade de santé (ou presque) accessible à un enfant de 10 ans.

L’objectif : ascension du mont la nuit, levé de soleil au sommet, descente le matin, et 温泉 (onsen, source d’eau chaude) l’après midi.

Rendez-vous donc le samedi 28 août à 16h à la gare de Shinjuku. L’équipe de joyeux lurons franco-japonaise est composée de
悠, 早耶香, 杉本, Sto, Guillaume et Moi.
C’est en bus que nous nous dirigeâmes directement vers la 5ème étape 五合目 que compte les 10 étapes d’ascension jusqu’au 頂上 (chôjô sommet).

Aux alentours de 19h30, arrivée à la 5ème étape, descente du bus. A partir d’ici, c’est sur nos jambes et nos bras qu’il faudra compter (enfin surtout sur nos jambes).
Sac à dos rempli : nourriture (des trucs solides, pas lourds et qui remplissent bien le ventre, genre barres de céréales, お握り (onigiri), et sandwichs), de l’eau (on en trouve tout au long de la montée mais sont prix augmente naturellement avec l’altitude), une lampe torche (car il fait déjà nuit et le chemin n’est pas éclairé faut pas déconner), des pansements, de la crème solaire, des lunettes de soleil et une casquette (pour la descente qui sera elle de jour).
Coté vêtements, des vêtements assez chaud et confortables, inutile d’avoir du matériel de pro vu que l’ascension n’est pas hyper physique. Par contre des vêtements et chaussures confortables et bien ajusté pour ne pas avoir d’ampoules. Perso, j’étais en jean, pull, veste légère, deux T-shirts, une écharpe, une paire des gants polaires, et une paire de chaussures de sports avec crampons. En cas de pluie, un coupe vent et un pantalon imperméable.

C’est parti ! La première partie dans une forêt clairsemée est assez simple, et peu pentue. Et on apprécie en fait la fraicheur du fond de l’air qui nous change de la chaleur étouffante tokyoïte. La lune et les villes en contre-bas nous offrent un joli paysage de nuit.
La verdure laisse très vite place à un parcours caillouteux et poussiéreux, car ne l’oublions pas, le Mont Fuji est un volcan.

Le reste de la monté passe et se ressemble. Le parcours est entrecoupé de refuges, petites cabanettes en bois où on vend des boissons et des barres de snickers, à un prix directement proportionnel à l’altitude. L’intérêt des ces refuges est surtout qu’il y a de la lumière, des toilettes, et des endroits pour s’asseoir. On apprécie de faire des pauses, manger un truc, boire. Mais on essai de ne pas rester immobile trop longtemps, car on se refroidit assez vite mine de rien.
Nous avançons à une allure très modeste, voir très lente parfois. Ce n’est pas tant la difficulté du parcours qui nous freine, mais tout simplement la foule incroyable qui a décidé de gravir la célèbre montagne en ce dernier week-end d’août.
Et oui, tout comme le reste du Japon, Fujisan n’échappe pas à la règle et est lui aussi bondé aux heures de pointes.

Il est 4h40, nous avons marché toute la nuit, et le levé de soleil est imminent. Nous ne sommes pas tout à fait au sommet. Il nous manque environ une petite heure de marche, tenant compte de la foule pour y arriver.
Mais le temps et clair, et nous sommes bien assez haut pour profiter du spectacle. Nous décidons de nous arrêter sur le bord du chemin pour admirer le fruit de nos efforts.


Aller, un petit effort et le sommet sera à nous !
Une petite heure plus tard, en ce dimanche 29 août vers 6 heure du matin, nous arrivons enfin au sommet, indiqué par un 通り (toori).
Il fait déjà bien jour, et ça fait du bien au corps et au cœur de voir le jour après 9 heures d’ascension dans le noir …

Au sommet, le dernier refuge, qui vend des souvenirs, des vivres, a un bureau de poste pour envoyer ses cartes depuis un endroit insolite, et propose quelques sièges assez rudimentaires pour se reposer (et on en a bien besoin), se remplir l’estomac tout en profitant de la vue tout à fait imprenable.


« C’est beau mais c’est loin. »

Longue pause, un peu de repos bien mérité. On mange le bentô qu’on a trainé jusqu’ici. On est fatigué mais heureux. Car le paysage magnifique nous rappel qu’on a fait quelque chose de pas banal (et surtout la quantité d’endorphine qu’on a dans le sang doit nous rendre un peu euphorique).

« Le cratère n’est pas loin, allons voir si nous y sommes. »
Et nous y fumes.

« じゃ、帰ろうか。 »
Il est environ 8 heures, et c’est l’heure de redescendre … Pour le coup le paysage est vraiment magnifique. On n’en avait pas trop profité durant l’ascension. Et bien là on a tout le temps de le savourer jusqu’à la dernière goute de la descente, qui est, soit dit en passant, extrêmement monotone et pénible.

Des rochers, des gravas et de la poussière rouge tout du long. Le soleil tape bien et il fait très vite chaud. Il faut attendre la toute fin de la descente pour retrouver un peu de verdure.

Vers 11h du matin, après 3 heures sans se presser, on approche du but. On croise dans l’autre sens les aventuriers du matin, qui commence leur périple de jour.

Je leur cris : « Fuyez pauvres fous ! Croyez moi , n’y allez pas ! Arrêtez donc cette folie folle ! Vous ne savez pas ce que vous faites ! ». Mais ces gens n’entendent rien ; ils ont des étoiles dans les yeux et ne pourront comprendre ce que j’ai dit que lorsqu’ils auront vu ce que j’ai vu, et vécu ce que j’ai vécu (et accessoirement lorsqu’ils auront apprit le français).

Retour à la 5ème étape, qui était le départ de notre marche. Un tour de bus, et nous voilà dans une onsen non loin d’ici.
Ahh … C’est le meilleur moment de ma vie. Une source d’eau chaude, avec jacuzzi, sauna, des bains immenses de la taille d’une pièce où il n’y a pas besoin de plier les jambes pour renter dedans.
C’est le paradis.

Un dernier bus et nous voici de retour à Tôkyô.

Voici comment se termine notre ascension du Fujiyama. Ce fut long, laborieux, magnifique et pour finir relaxant.
Et ça restera pour longtemps un excellent souvenir.

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鵠沼海岸 (Kugenuma-kaigan, littéralement Kugenuma-Plage) est le nom d’un petite ville de bord mer, qui a le bon goût d’être à une petite heure et demi de train au Sud de Tôkyô ; idéale pour une sortie plage le week-end.
Moyennant un train (en fait deux) et quelques ¥1260 pour l’aller-retour, nous voici à portée de la mer et des joies de la baignade estivale.

La ville est axée sur le tourisme, avec son petit coté exotique : une boulangerie, où Google Translate a fait des miracles (regardez de près les inscriptions sur les vitres). Mon cher Google (ou la personne qui a pondue ces phrases qui n’auraient jamais dues être lues par un français), tu as encore du chemin à faire …

La plage n’est pas spécialement belle ; sable plutôt foncé, qui le rend encore plus chaud, mais elle n’est pas du tout bondée, car très large et surtout elle est plutôt fonctionnelle.
Le premier point en ce sens, est qu’elle est accessible en train plus en marchant 5 minutes, et ce sans se jouer la vie à traverser une autoroute, ou autre voie de chemin de fer. Secondo, sur place plein de petites échoppes qui proposent tout un tas de services plus ou moins utiles et chers, de la vente de boissons classiques et de grillades, à la location de planches de surf et de chaises longues ; mais un service en particulier pique notre attention, par cette belle journée ensoleillée durant laquelle la température à l’ombre doit friser au bas mot les 35° : la location de parasol.
Ça tombe bien, le mien ne rentrait pas dans ma valise. Ils pensent vraiment à tout ces japonais.
Et le plus beau dans l’histoire, c’est qu’il y a même un type qui vient avec sa perceuse, façon bras de robot, pour faire un trou dans le sable de manière à planter le parasol.

Plus qu’à buller pénard à l’ombre, avec un bon bouquin.

Mais quid de l’eau ? Et bien contre toute attente, on y rentre comme dans un bain, et on y reste autant qu’on veut, ça nous fait dans les 26-27° je pense. L’eau n’est pas limpide, et il y a quelques algues, mais on s’en remettra va. Et quand la fin d’après midi approche, sur les coups de 17h, les gens commencent à partir, la baignade se vide peu à peu, et on peut se retrouver au milieu de bancs de poissons plus ou moins gros qui passent par là.

Dernière petite sieste à l’ombre, et on pourra admirer le coucher de soleil.

Pendant ce temps là, des autochtones bien équipés font un barbecue sur la plage.

Belle journée, retour vers la chaleur de Tôkyô en train. Au programme du trajet : petite sieste dans le train, et je ne suis pas le seul … Ça fatigue les journées de plage.

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高尾山 (Takaosan) est le nom d’une petite montagne situé dans la ville de 八王子市 (Hachiôjishi) à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Tôkyô.
Ce site est actuellement l’un des パワースポット (power spots) du Japon, les power spots sont les lieux populaires au Japon dans lesquels les japonais vont pour recharger leurs batteries.
Pour porter cette appellation, l’endroit doit être populaire, assez, voire très verdoyant, avec si possible une 温泉 (onsen, source d’eau chaude), et être pas très loin d’une grande ville pour être accessible dans la journée ou dans le week-end.
Takaosan répond à tous ces critères, avec sa montée de quelques 600 mètres de dénivelé à l’ombre d’une paisible forêt (du moins elle l’était avant que tout Tôkyô ne débarque pour le week-end).

Donc départ de la gare de Sinjuku, par la Keiôsen moyennant ¥370, et bac+12 en trains, car il y à quarante trains qui partent de Shinjuku par cette ligne, avec des terminus différents, et des vitesses différents. Un savant calcul et un changement de train nous permet d’arriver
un peu plus d’une heure plus tard à la gare de Takaosanguchi.
A partir de là, on a le choix entre prendre un télésiège jusqu’au premier tiers de la montée, ou bien de tout monter à pied comme de vrais hommes. Nous opterons pour ce dernier choix bien sur.

La balade est à l’ombre, mais malgré cela, il fait très chaud en ce dimanche 15 d’août. La météo a annoncé 35°, et on se rend compte qu’elle ne s’est pas trompée, au vue des vêtements des gens qui changent littéralement de couleur au fur et à mesure de la montée.
Quelques temples ça et là parsèment le chemin, dans certains on peut voir des statues de 天狗 (Tengu).

En à peine deux heures, on est arrivé au sommet juste au bon moment pour le repas de midi.

De là haut, avec un peu de chance et pour ceux qui ont de bons yeux, on peut voir le mont Fuji au loin. Mais aujourd’hui, le Dieu du temps ne le permettra pas …

Pause dans un coin pour manger le bentô acheté un peu avant à la gare, il fait un peu la gueule à cause du voyage, mais on l’apprécie bien après cette petite promenade. Ce qu’on apprécie aussi c’est le coca frais qu’on achète en haut à ¥200 ; il les vaut bien, et il est bien meilleur que celui qu’on achète à Tôkyô, il a le goût de l’effort.
Petite sieste de rigueur sur un banc à l’ombre, puis re-descente tranquille vers la gare et retour dans la Capitale.

Une petite promenade sympathique, qui se fait sans souci dans la journée, très peu onéreuse, qu’on apprécie bien malgré la chaleur, et qui change du Tôkyô grouillant.
J’y retournerai surement cet automne, la forêt et les feuilles des arbres rougis et jaunis doivent être tout simplement magnifique en cette saison.

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