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Archive for the ‘Gens’ Category

野球

Au Japon, quand les enfants se retrouvent dans les parcs pour jouer avec les amis, ils ne jouent pas aux Sumos ou au Judo, ni même au Kendo qui sont les sports traditionnels japonais, et peut être l’image qu’on peut avoir de la jeunesse japonaise si on regarde trop la télé. Non, ces petites têtes brunes se retrouvent, pour s’échanger quelques balles de baseball.

Oui, enfin en réalité, ça c’était le Japon d’il y a 20 ans, aujourd’hui les jeunes se retrouvent plutôt pour jouer à des jeux vidéos sur consoles portables, mais j’avais besoin d’une petite intro lyrique pour mon article sur le baseball, donc bon passons …

Le baseball est le sport national du Japon. Je connaissais grosso-modo les règles, avais déjà vu du coin de l’œil un ou deux bouts de match à la TV (qui en diffuse au moins aussi régulièrement que le foot en France), mais n’avais jamais vu de match en vrai …

Lundi dernier, il faisait beau et chaud, un jour d’été un peu avant l’été, ひろ un ami japonais proposa une sortie baseball ; l’occasion de voir un match en vrai, de gouter à l’ambiance des supporters japonais, que j’imaginais différentes des stades français, et pour le coup c’était conforme à ce que j’imaginais …

Match donc entre deux équipes dont les noms m’échappent, qu’elles me pardonnent, je n’y connais rien, et vous non plus sans doute, donc ça n’a pas beaucoup d’importance. Appelons les « notre équipe » et « l’équipe d’en face » pour faire simple. Donc on achète les tickets, 1500¥ en 外野 (l’endroit où c’est pas cher, et donc où on n’voit rien), et on va dans la tribune des supporters d’une des deux équipes.

On se retrouve dans la tribune des supporters de notre équipe donc, ayant apporté quelques collations, parce que un match de baseball ça peut durer un moment, pour ceux qui ne connaissent pas les règles, jetez un œil à Wikipedia, en gros ça dure 9 manches de durée variable, soit au totale, une durée très variable …

Le match commence, chaque batteur est annoncé sur un écran géant avec un petit générique façon show américain, et les supporters commencent alors à chanter une chanson pour encourager l’athlète, sachant que chaque joueur a sa petite chanson personnalisée, donc l’une est un remake de la musique de retour vers le futur assez mystique.

C’est assez monotone un match de baseball, et comme on est assez loin, on ne voit pas très bien, mais ce n’est pas très important, l’important est qu’on est entre amis, qu’il fait bon et que les gens sont détendues.

De temps en temps, un home-run vient ponctuer la manche, les supporters sautent, et sortent leur parapluie en chantant et en dansant (une coutume locale je présume).

Quelques heures plus tard, le match se termine par la victoire de notre équipe, après un dernier round plein de suspense, une remontée du tonnerre de l’équipe adverse, qui, menée 5-1 au début de la 9ème manche, est revenue à 5-4 dans le dernier tournant, mais finit par s’incliner sur ce score.

A la fin du match, les joueurs remercient les supporters, chaque camp de supporters salue le camp d’en face. Enfin, les vainqueurs célèbrent une dernière fois leurs joueurs, en chantant les petites chansons personnalisées de chacun.

Ambiance bonne esprit et fair-play donc pour ce premier match de baseball. Une chose est sûre, on y va pas pour le spectacle, ni les effets pyrotechniques, mais on passe quand même un bon moment, entre amis, et finalement est ce que c’est pas le plus important dans le Sport qu’on pratique, ou qu’on regarde !

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花見

C‘est le printemps ! Oui, le printemps ne se soucie guère des histoires de tsunami, tremblements de terre et autre catastrophe nucléaire.
Le début du printemps au Japon est synonyme de 桜 (cerisiers en fleurs), et de la chaleureuse coutume qui les accompagne, coutume qu’on nomme ici 花見 (Hanami : regarder les fleurs).
Les cerisiers en fleurs sont un spectacle reposant et magnifique, et cette période de l’année coïncide avec le début des beaux jours, le soleil commence à être chaleureux, il fait bon en journée, les gens ont envie de sortir et de se balader.


Mélangez ces ingrédient dans un grand parc avec de préférence des cerisiers en fleurs, ajouter quelques amis, une pincée de boissons et de nourriture façon pic-nique, et vous obtenez le Hanami.

Les cerisiers en fleurs sont le prétexte, le Hanami est la conséquence. Le Hanami ce sont des gens qui envahissent littéralement les parcs, à tel point que les téléphones portables ne passent plus. Le Hanami ce sont des japonais qui se regroupent pour festoyer joyeusement et sans retenue aucune comme j’ai pu le lire çà et là. Le Hanami c’est juste une grande réunion, où on oublie les tracas de la vie et on passe un bon moment.


Chacun amène donc sa petite bâche bleue, quelques collations à boire et à manger, sa bonne humeur, ses amis et voilà. Les Hanamis ne sont peut être jamais tombé aussi bien cette année. Les gens avaient besoin de ça pour décompresser, pour effacer un peu ce qui s’est passé durant ce mois de mars mouvementé, et pour chercher la force d’avancer, encore et toujours, dans ces prochains mois, qui ne s’annoncent pas forcément comme un long fleuve tranquille. Ce qui reste tranquille à Tôkyô, c’est le japonais, impassible et constructif, lucide mais tourné vers l’avenir.


せっかくだから、お花見を楽しもう!

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猫カフェ (neko café) n’est pas nécessairement, comme son nom pourrait le laisser croire, un café. Ce qui est à peu près sûr dans cette histoire, c’est qu’on y trouve des chats, beaucoup de chats, car c’est quand même le concept du machin.
Petit rappel du contexte urbano-culturel : nous sommes à Tôkyô, mégapole de 13 millions d’habitants, où on peut louer dans certains quartiers un luxueux 15m² pour la très modique somme de 200000¥ par mois (parce que vous êtes des amis, je vous le fais à 1700€). A Tôkyô sans doute plus qu’ailleurs, l’espace c’est donc le luxe.

Ensuite, on ajoute la culture, les manières japonaises, concept récurrent, qui entre autre, interdit de manière implicite toute nuisance quelle qu’elle soit envers ses collègues, ses voisins, la société japonaise, etc.
Combinez ces deux aspects, et il devient très difficile d’avoir un animal de compagnie, pour peut que celui-ci puisse faire un peu de bruit, où un appartement quelque peu spacieux.
Avoir un chat ou un chien est donc réservé aux propriétaires de maison, et cela constitue en soit un signe extérieur de richesse.

Mais alors que faire ? Parce qu’un chat c’est trop 可愛い (mignon), on ne peut pas humainement vivre sans avoir un chat (pour les membres du CCC, remplacez « chat » par « chien » dans tout l’article, et nous prenez pas la tête). Et pour résoudre ce problème fondamental que se pose l’Homme moderne, ces génies que sont les japonais ont inventé les 猫カフェ : les cafés à chats.

Mais alors c’est quoi ces cafés, qui ne sont pas des cafés, on ne comprend décidément rien à ces japonais. Et bien, les premières versions devaient bien avoir comme cœur de métier le café, dans le sens où initialement il s’agissait d’endroits où l’on venait pour boire commander un breuvage, et accessoirement caresser des chats qui se trouvent sur place par le plus grand des hasards. On obtient aisément, en dérivant ce concept, les Maid Café, les Cosplay Café, et autres.

Seulement, l’idée se s’est pas arrêtée là pour les 猫カフェ ; on s’est dit, bon en fait les gens ne viennent clairement pas ici pour prendre un café, donc on supprime le mobilier superflu, qui ne sert finalement à rien, on remplace par des meubles sympas façon Ikea, pour créer un espace conviviale, et conçu pour pousser les occupants à se rapprocher du sol et ainsi profiter confortablement de l’attraction principale que sont les chats. Les boissons, petits biscuits et autres collations deviennent donc secondaires, et sont par conséquent gratuits et à volonté. Seul le temps passé dans l’endroit est payant.

Vous obtenez un endroit où l’on peut profiter à volonté de tous les avantages des chats, sans avoir les inconvénients ou être frustré par les impossibilités techniques liées à son logement.
Mais où diable s’arrêteront-donc ces nippons, ces maîtres dans l’art d’amuser la plèbe ?

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Surréalisme

Surréalisme. Il ne s’agit ici pas ici d’une métaphore pour décrire certains aspects de la vie à Tôkyô vue par un étranger ; non cette métaphore est trop évidente et a été faite et refaite, elle n’a en conséquence pas besoin d’être explicitée ici une fois de plus.
Non, il s’agit tout simplement de l’exposition sur le courant Surréaliste qui s’est ouverte il y a deux semaines au 国立新美術館 (National Art Center of Tôkyô) dans le quartier de 六本木 (Roppongi).


Cette exposition organisée en partenariat avec le Centre Georges Pompidou a le très bon goût d’être intégralement en japonais et en français (commentaires des œuvres), ce qui est, il faut l’admettre, particulièrement agréable, surtout au regard du niveau de difficulté du français littéraire utilisé, et du fait qu’il me serait parfaitement improbable d’espérer comprendre un japonais dans le texte de ce niveau.

Au programme, des toiles et objets venus de Paris donc, comme quoi une fois n’est pas coutume, si tu ne vas pas en France, c’est la France qui viendra à toi.


Ce que j’ai trouvé intéressant dans cette exposition, outre le coté artistique, c’est l’autre coté de l’exposition, c’est à dire la réaction à chaud des gens au vue de l’exposition, cette réaction étant d’autant plus intéressante qu’elle concernait un courant initialement plutôt français (en tout cas les œuvres réunies pour l’exposition venaient de France) vu par une culture à l’autre bout du Monde.
Première chose étonnante, nous sommes un mercredi après-midi, mais il y a beaucoup de monde. L’exposition a commencé il y a deux semaines soit, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle est un tel succès un jour de semaine, je ne savais pas les japonais à ce point intéressé par ce courant. Est-ce l’effet France qui attire, plutôt que le Surréalisme ? Sans doute un peu. Après tout, c’est très branché d’aller voir une exposition française à Tôkyô, au moins autant que d’aller voir une exposition japonaise à Paris.


Mais quid des réactions des gens ? Pas facile de répondre … Autant les français aiment étaler leur confiture dans les musées d’art façon « Ah oui, j’adore ! Je trouve ce tableau très [placer ici un adjectif compliqué dont personne ne connait le sens]. Il me fait penser à [placer ici une phrase surréaliste] ». Par exemple « Ah oui, j’adore ! Je trouve ce tableau très abscons. Il me fait penser à un ciel d’été, mais en hiver … », autant les japonais ne sont pas, je ne vous apprends rien, fondamentalement des gens très expressifs en public. Donc pas de franche exclamation, mais plutôt un défilé ordonné et silencieux, devant chacune des œuvres, imperturbable nippon.
L’une des rare phrase que j’aurais réussi à capter aura été un « 箱、可愛い! » (elle est mignonne cette boîte). « Mignonne », ce n’était pas exactement ce à quoi je pensais pour décrire une telle exposition, au regard d’une œuvre de Max Ernst ou de Dali …

Pour moi donc, une visite surréaliste de font en comble …

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細かい事って一体どういう意味だろう?具体的に、これはフランスと東京の毎日の生活の中で、気がついた細かい違いであって、和仏の文化の大きな違いではないという事である。前の記事が日本人に発見したので、今度出来れば私の単純な日本語でその違いを説明させて頂きます。日本人の皆さん、何か質問があったら、遠慮うせずにお聞き願います。宜しくお願いします。

Second volet sur les détails qui différencient la vie à Toulouse de la vie à Tôkyô. Plus le temps passe, et plus il devient difficile de remarquer ces détails, tant ils font partie de mon environnement de tous les jours, et qu’on ne voit plus les détails d’un tableau, si on est trop près de celui-ci.
Le premier opus des 細かい事 (détails mineurs) avait été remarqué par le site japonais Searchina qui regroupe entre autres, les points de vue des étrangers vivants au Japon ; ce qui génère depuis du trafic composé de japonais curieux de la vision qu’a le Monde sur leur pays. Je vais donc cette fois ajouter agrémenter mon article d’explications de textes, dans mon très modeste japonais, à destination de cette population de lecteurs.

● Il y a toujours de la place dans un métro japonais, il suffit juste de pousser.
日本の地下鉄の電車で、押したら必ず乗られる。普段、電車を待っている時、フランス人は混んでいる電車を見たら、「まあ、どうも入る空間がないようだ。なので、次にしよう」とすぐ考えている。

● On trouve du chocolat au melon, des yaourts au légumes, du pain de mie au sirop d’érable. 
メロンの味のチョコレートや野菜のヨーグルト等の食べ物が食べられる。その食べ物の味はフランス人にとって面白いものである。特に、フランスではヨーグルトはデザートとして、必ず甘い味がするべきである。

● Les japonais ne sont pas grands, mais les bains sont immenses, et il y a de la place pour les jambes dans les trains. 
フランス人と比べたら、日本人の背の高さは言うでもなく低い。しかし、なぜか電車の席や風呂等はフランスのより広い。背が高いの私にとって理解出来なく、不思議なことである。

● Les lignes de métro et de JR ont des vrais noms, et pas des numéros ou des lettres (en réalité les lignes de métros ont aussi des numéros mais personne ne les utilisent, à part peut être les étrangers). Par exemple la 東西線 (littéralement la ligne Est-Ouest), dont le nom donne une indication sur le tracé de la ligne. 
フランスの地下鉄は数字やアルファベットの字と呼ばれている。しかし、その名前だけで、どこからどこまでの線なのだろうか分からなく、たまには不便である。一方、東京の地下鉄の「南北線」に乗ったら、その線の名前だけですぐその線に関しての情報が分かる。

● A Tokyo, sur les trottoirs de toutes les grandes rues, ainsi que les gares et stations de métro ont une ligne jaune de 20 centimètres de largeur au sol, avec un motif en relief, qui permet aux aveugles de se déplacer dans la ville.
東京での広い道路の歩道や駅等必ず盲人のため黄色い線がある。こんな事はフランスにはほとんどない。ある日、フランスへ行った日本人の友達は「じゃ、フランスの盲人はどうするの」と質問された。「正直、私も分からない」と答えた。。。

● Il est interdit de fumer en marchant dans la rue. Mais il reste des wagons fumeurs dans les trains et des coins fumeurs dans les restaurants.
東京では、道でたばこを吸いながら、歩いては禁止されている。しかし、電車やレストランに喫煙の空間はまだ残っている。一方、フランスで道で歩いたら、たばこを吸っても問題無し。ですが、電車もレストランも全部禁煙である。

● Ce ne sont pas des pigeons qu’ont trouve en ville, mais plutôt des corbeaux. 
ヨーロッパの町と言えば、鳩である。一方、日本の町なら、烏である。

● Les japonais n’ont souvent qu’une seule clé à leur porte clé.
一般的に、日本人は、特に東京人は鍵を一個しか持っていない。逆に、フランス人は沢山の鍵を持っている。恐らくその理由は、説明しなくても、日本はフランスより安全な国だからである。なので、フランス人は様々な場所のドアに鍵を掛けなければならない。この現像に伴って、持っている鍵の数が増えてきた。

● Il est très courant de payer ses courses, voir son bentô de 500¥ avec un billet de 10000¥ (dans les 90€). 
日本人は1万円札をよく利用している。そんな高い札を使うのはフランス人によって驚くことである。なぜならフランスでは、人々は札ではなくて、キャッシュカードの方を利用している。特に、キャッシュカードは安全で、便利だから(お釣りがないから)、高い札を使わないようにしている。

● Dans pas mal de restaurants de cuisine typique japonaise しゃぶしゃぶ, もんじゃ焼き, on se cuisine soit même son repas avec les ingrédients fournis par le restaurant.
しゃぶしゃぶやもんじゃ焼き等の伝統的な日本料理のレストランで、自分の料理を作らなければならないという事である。フランスのレストランのイメージと異なる。なぜなら、フランスではレストランと言う場所は何もせずに食事するべきな所である。なので、レストランへ行き、自分の料理を作るのはフランス人にとって妙な事である。

A suivre …
続く。。。

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お正月 (oshôgatsu) est le nom du nouvel an au Japon, jour très important dans la tradition nippone, l’équivalent en terme de symbole familiale de Noël en Occident.
Durant cette période, les japonais vont prendre des congés (parmi les très rares qu’ils ont et qu’ils prennent !!) pour rejoindre leur famille aux quatre coins du Japon.
Le rituel commence par le grand ménage dans la maison, la semaine précédant le 1er janvier. Une fois celui-ci terminé, on disposera une sorte d’ornement composé d’un morceau de bambou, de branches de sapin et de prunier devant l’entrée de la maison, à simple but décoratif (enfin je crois, je suis encore en phase de recherche sur ce point …).

Les préparatifs du jour de l’an se font aussi la semaine précédent celui-ci, préparations essentiellement centrées sur le repas du 1er janvier, repas traditionnel appelé
おせち料理 (osenchi-ryôri), dont la composition est très complexe (un lien pour les experts qui veulent en savoir plus). Le préparation de ce repas demande beaucoup de temps, la femme de la maison s’y prend donc à l’avance de manière à ne rien avoir à faire le 元旦 (jour de l’an). Des amis me racontaient même que les japonais ont de nos jours, pour des raisons de simplicité, tendance à le commander (même si cela revient bien plus cher) plutôt que de le faire eux même.

Le 31 décembre, les familles se retrouvent donc pour passer la soirée ensemble, devant la télévision, ou éventuellement sortirons pour participer aux cérémonies et décomptes qui sont proposés dans les temples. Ici le décompte du temple 増上寺 en bas de la Tokyo Tower, sans doute le plus grand de Tokyo, où tous les ans est organisé à minuit un lâcher de ballons sur lesquels les japonais ont écrits leurs vœux pour la nouvelle année.

La vraie fête se situe d’avantage le 1er janvier, où les japonais se lève avant l’aube pour se rendre au temple du coin pour le premier lever de soleil de l’année. Le 浅草寺 (Sensô-ji : temple d’Asakusa, Ndlr) ainsi que le 明治神社 (Meiji-jinja) sont alors pris d’assaut par la population tokyoïte.
De retour à la maison, il est le moment de manger le repas dantesque tant escompté. Le reste de la journée sera assez calme, pas d’échange de cadeaux, seuls les enfants reçoivent les お年玉 (otoshidama), de l’argent des parents, grands parents et oncles et tantes, qu’ils utiliseront à bon escient (ou pas). (Merci Julie pour la photo de la Tokyo Tower.)
Certains iront dans la journée ou le lendemain, suivant les endroits, acheter un 福袋 (fukubukuro) : sac surprise qui coûte entre 5000 et 10000¥, et dont le contenu varie suivant le thème du sac : vêtements, jeux vidéos, … Les japonais peuvent s’aligner des heures pour acheter l’un de ses sacs dont la marchandise est réputée valoir plus que le prix payé pour acquérir ledit sac. Si le contenu n’est guère à votre goût, vous pouvez tenter de l’échanger avec d’autres personnes, comme c’est le cas sur cette photo devant le célèbre Shibuya 109.

Enfin, le 2 janvier est l’un des deux jours de l’année (avec le 23 décembre, le jour de l’anniversaire de l’Empereur, Ndlr) où l’on peut visiter le jardin intérieur du Palais Impérial. L’Empereur fait même une apparition pour faire part de ses vœux pour la nouvelle année au peuple japonais.

明けましておめでとうございます!Une Bonne Année 2011 à vous les amis.

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Six mois passés sur cette autre planète. Je vous épargne les grands clichés de chocs culturels Extrême-Orient/Occident, aujourd’hui je vous propose plutôt quelques différences anecdotiques entre la France et le Japon, que mon souci du détail légendaire (ou en passe de le devenir) a pu noter.

● On peut marcher dans la rue en regardant le ciel (le Japon est tellement propre qu’on pourrait bouffer par terre).
● Il n’y a pas de bruits de couverts dans les restaurants (les restaurants asiatiques bien sûr, qui sont en majorité ici, il faut le dire).
● Les gens ne s’étonnent pas de choses extravagantes, ils n’y font même plus attention en fait.
● Il y a 5 poubelles dans chaque maison, avec pour chacune un jour de ramassage spécifique : le papier/plastique, les bouteilles en plastique, les cannettes en aluminium, et le reste qui brûle, et le reste qui ne brûle pas (verre, métal).
● On peut traverser quand le feu piéton est vert (ici on dit « bleu » d’ailleurs, alors que le bonhomme est bien vert …), sans risquer sa vie.
● Les gens ne traversent presque pas quand le feu piéton est rouge.
● Pas besoin d’attacher son vélo quand on le laisse pour faire ses courses au supermarché du coin.
● Quand t’as raté le facteur parce que tu bossais, tu peux demander sur internet une relivraison le soir même entre 19h et 21h ou un autre jour (week-end compris) avec des créneaux de 2h.
● Les boites aux lettres sont sommaires, et n’ont pas de clé.
● Les gens ont toujours leur téléphone en vibreur et ne répondent pas au téléphone dans le train ou le métro.
● Il y a des publicités vivantes dans la rue.
● Les gens aiment s’aligner pour attendre quelque chose.
● On n’a pas besoin de s’arrêter de marcher pour passer les portiques du métro.
● Les fruits sont vendus à l’unité et non au poids.
● Dans les konbinis (petite supérette) il y a une machine qui permet d’imprimer un document PDF qu’on a amené sur une clé USB.
● Les machines à laver lavent à froid, et prennent 30 minutes maximum.
● Le soleil se couche à 16h30 en hiver.
● On peut payer ses factures et ses impôts dans un konbini.
● On peut s’entendre dire « T’as oublié d’éteindre la cuvette des toilettes », car la cuvette des toilettes est chauffante.

A suivre …

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Tôkyô Game Show

Je ne vous apprend rien quand je vous dit que le Japon est historiquement Le pays du jeu vidéo. Tous les garçons et les filles de mon âge (disons les garçons surtout) ont joué quand ils étaient gamins à l’une des console de jeux Nintendo, Sega ou Sony qui nous venaient et nous viennent encore de ce pays lointain, maître dans la microélectronique appliquée à l’amusement du peuple.

Le Tôkyô Game Show (TGS) est un immense salon qui se déroule tous les ans en septembre à Chiba dans un lieu appelé 幕張メッセ (Makuhari-messe), à environ une heure de train de Tôkyô ; et regroupe tous les principaux concepteurs de consoles de jeux actuelles et éditeurs de jeux vidéo : Sony, Microsoft, Ubisoft, Sega, Capcom j’en passe.

C’est l’un des grands rendez-vous mondial, avec l’E3 aux États-Unis, du jeu vidéo, où se réunissent pour l’occasion des amateurs de jeux vidéos venus du monde entier (donc forcément je vous cache pas que ça en fait du monde).

Donc je vous passe le classique « il y avait un poil plus qu’un tondu et trois pelés » ; en effet, pour rentrer dans le bazar, il fallait faire le tour complet du bâtiment, ce qui nous prît, au bas mot, 2 bonnes heures, sans se presser.

Honnêtement, je ne suis pas spécialement amateur de jeux vidéo console (c’est pour les mecs qui ne savent pas se servir d’un clavier-souris), je suis le dernier de mes geeks d’amis qui n’a pas acheté de Play Station 3, mais j’étais assez intrigué de voir ce que proposerait un festival aussi célèbre que celui-là.
Et il faut avouer que le show pyrotechnique vaut le coup d’œil.

Petite remarque, il n’y a que les japonais pour organiser un festival de cette ampleur (plus de 200 000 personnes en deux jours, dans un endroit pas si grand que ça) et aussi millimétré.

« Mais il est bien gentil, ça fait une heure qu’il nous sort son blabla, mais concrètement qu’est ce qu’il y a dans ce festival, nom d’un tabarnak' » est ce que vous êtes en train de penser (si vous êtes Québécois).
Et bien des stands où l’on peut voir en avant première les prochaine sorties des gros titres du jeux vidéo. Et en s’armant d’un peu de patience, on peut même en essayer quelques uns. On peut aussi acheter tout un tas de goodies (objets de collection, en relation avec les jeux vidéo) ; oui les japonais sont de fiévreux collectionneurs de tout et n’importe quoi, en particulier des objets dérivés des jeux vidéo : figurines, vêtements, musiques etc.

Un des autres hobbies des japonais, et qui rend ce genre de festival amusant à mon sens, est le コスプレ (cosplay qui vient de « costume » et « playing »). Cette passion consiste à s’habiller et à reproduire les mimiques de son personnage de jeux vidéo préféré.

Or les personnages de jeux vidéo évoluent dans des univers fantaisistes, avec des costumes et des coupes de cheveux qu’on est pas sensés croiser dans la vrai vie, et c’est précisément là que réside l’intérêt du cosplay, c’est là que l’imaginaire devient réalité, et c’est aussi sans doute une sorte d’évasion pour les japonais, de pouvoir mettre un costume et être quelqu’un d’autre, un super-héros, l’espace d’une journée …

Un certain nombre d’évènements, de conférences, d’invités du monde du jeux vidéo viennent ponctuer le spectacle. On se retrouve assez rapidement devant une conférence dont on ne comprend rien, devant un type célèbre dont on a jamais entendu parler, ou devant un jeu avec un plateau géant et des cartes dont les règles sont des plus obscures (après en avoir observé un peu le déroulement, la seule conclusion qui me soit venue est qu’il n’y avait pas de règle).

Un dernier petit tour au stand gadget du coin où un mec du MIT ou de la Nasa je ne sais plus, pilote un machin (le bidule noir avec quatre hélices en lévitation là) avec son I-Phone, and let’s call it a day !

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Mystique, superbe, intemporelle, magnifique, qui fascine et enchante l’imaginaire japonais depuis des millénaires, nous décidâmes de nous lancer dans l’ascension du 富士山 (Fujisan), ou Fujiyama comme l’appellent les étranges habitants d’un lointain pays nommé France.

Fujisan n’est ouvert au commun des mortels que durant la saison estivale, en juillet et août, en dehors, il fait trop froid et le sommet enneigé requiert du matériel de professionnel. Alors qu’en été, ce n’est qu’une petite balade de santé (ou presque) accessible à un enfant de 10 ans.

L’objectif : ascension du mont la nuit, levé de soleil au sommet, descente le matin, et 温泉 (onsen, source d’eau chaude) l’après midi.

Rendez-vous donc le samedi 28 août à 16h à la gare de Shinjuku. L’équipe de joyeux lurons franco-japonaise est composée de
悠, 早耶香, 杉本, Sto, Guillaume et Moi.
C’est en bus que nous nous dirigeâmes directement vers la 5ème étape 五合目 que compte les 10 étapes d’ascension jusqu’au 頂上 (chôjô sommet).

Aux alentours de 19h30, arrivée à la 5ème étape, descente du bus. A partir d’ici, c’est sur nos jambes et nos bras qu’il faudra compter (enfin surtout sur nos jambes).
Sac à dos rempli : nourriture (des trucs solides, pas lourds et qui remplissent bien le ventre, genre barres de céréales, お握り (onigiri), et sandwichs), de l’eau (on en trouve tout au long de la montée mais sont prix augmente naturellement avec l’altitude), une lampe torche (car il fait déjà nuit et le chemin n’est pas éclairé faut pas déconner), des pansements, de la crème solaire, des lunettes de soleil et une casquette (pour la descente qui sera elle de jour).
Coté vêtements, des vêtements assez chaud et confortables, inutile d’avoir du matériel de pro vu que l’ascension n’est pas hyper physique. Par contre des vêtements et chaussures confortables et bien ajusté pour ne pas avoir d’ampoules. Perso, j’étais en jean, pull, veste légère, deux T-shirts, une écharpe, une paire des gants polaires, et une paire de chaussures de sports avec crampons. En cas de pluie, un coupe vent et un pantalon imperméable.

C’est parti ! La première partie dans une forêt clairsemée est assez simple, et peu pentue. Et on apprécie en fait la fraicheur du fond de l’air qui nous change de la chaleur étouffante tokyoïte. La lune et les villes en contre-bas nous offrent un joli paysage de nuit.
La verdure laisse très vite place à un parcours caillouteux et poussiéreux, car ne l’oublions pas, le Mont Fuji est un volcan.

Le reste de la monté passe et se ressemble. Le parcours est entrecoupé de refuges, petites cabanettes en bois où on vend des boissons et des barres de snickers, à un prix directement proportionnel à l’altitude. L’intérêt des ces refuges est surtout qu’il y a de la lumière, des toilettes, et des endroits pour s’asseoir. On apprécie de faire des pauses, manger un truc, boire. Mais on essai de ne pas rester immobile trop longtemps, car on se refroidit assez vite mine de rien.
Nous avançons à une allure très modeste, voir très lente parfois. Ce n’est pas tant la difficulté du parcours qui nous freine, mais tout simplement la foule incroyable qui a décidé de gravir la célèbre montagne en ce dernier week-end d’août.
Et oui, tout comme le reste du Japon, Fujisan n’échappe pas à la règle et est lui aussi bondé aux heures de pointes.

Il est 4h40, nous avons marché toute la nuit, et le levé de soleil est imminent. Nous ne sommes pas tout à fait au sommet. Il nous manque environ une petite heure de marche, tenant compte de la foule pour y arriver.
Mais le temps et clair, et nous sommes bien assez haut pour profiter du spectacle. Nous décidons de nous arrêter sur le bord du chemin pour admirer le fruit de nos efforts.


Aller, un petit effort et le sommet sera à nous !
Une petite heure plus tard, en ce dimanche 29 août vers 6 heure du matin, nous arrivons enfin au sommet, indiqué par un 通り (toori).
Il fait déjà bien jour, et ça fait du bien au corps et au cœur de voir le jour après 9 heures d’ascension dans le noir …

Au sommet, le dernier refuge, qui vend des souvenirs, des vivres, a un bureau de poste pour envoyer ses cartes depuis un endroit insolite, et propose quelques sièges assez rudimentaires pour se reposer (et on en a bien besoin), se remplir l’estomac tout en profitant de la vue tout à fait imprenable.


« C’est beau mais c’est loin. »

Longue pause, un peu de repos bien mérité. On mange le bentô qu’on a trainé jusqu’ici. On est fatigué mais heureux. Car le paysage magnifique nous rappel qu’on a fait quelque chose de pas banal (et surtout la quantité d’endorphine qu’on a dans le sang doit nous rendre un peu euphorique).

« Le cratère n’est pas loin, allons voir si nous y sommes. »
Et nous y fumes.

« じゃ、帰ろうか。 »
Il est environ 8 heures, et c’est l’heure de redescendre … Pour le coup le paysage est vraiment magnifique. On n’en avait pas trop profité durant l’ascension. Et bien là on a tout le temps de le savourer jusqu’à la dernière goute de la descente, qui est, soit dit en passant, extrêmement monotone et pénible.

Des rochers, des gravas et de la poussière rouge tout du long. Le soleil tape bien et il fait très vite chaud. Il faut attendre la toute fin de la descente pour retrouver un peu de verdure.

Vers 11h du matin, après 3 heures sans se presser, on approche du but. On croise dans l’autre sens les aventuriers du matin, qui commence leur périple de jour.

Je leur cris : « Fuyez pauvres fous ! Croyez moi , n’y allez pas ! Arrêtez donc cette folie folle ! Vous ne savez pas ce que vous faites ! ». Mais ces gens n’entendent rien ; ils ont des étoiles dans les yeux et ne pourront comprendre ce que j’ai dit que lorsqu’ils auront vu ce que j’ai vu, et vécu ce que j’ai vécu (et accessoirement lorsqu’ils auront apprit le français).

Retour à la 5ème étape, qui était le départ de notre marche. Un tour de bus, et nous voilà dans une onsen non loin d’ici.
Ahh … C’est le meilleur moment de ma vie. Une source d’eau chaude, avec jacuzzi, sauna, des bains immenses de la taille d’une pièce où il n’y a pas besoin de plier les jambes pour renter dedans.
C’est le paradis.

Un dernier bus et nous voici de retour à Tôkyô.

Voici comment se termine notre ascension du Fujiyama. Ce fut long, laborieux, magnifique et pour finir relaxant.
Et ça restera pour longtemps un excellent souvenir.

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祭り Matsuri est le nom donné aux festivals traditionnels qui se déroulent tout au long de l’année aux quatre coins du Japon. Ici, le festival de 下町 (Shitamachi, un quartier situé à l’est de Tôkyô).
Un matsuri est en général composé de petits stands façon fête foraine, mais sans les manèges à 360° en 3D et tutti quanti qui donnent mal au ventre.
Ici presque que des stands de nourriture, dans lesquels des messieurs fabriquent ce que vous allez manger, sur des plaques chauffantes prévues à cet effet et faisant monter la température à proximité à environ 45° (au bas mot).
Sous vos yeux ébaillis, et en quelques secondes, on se retrouve avec un okonomiyaki, des takoyaki ou autre méloko faits maison qu’ils sont bons à manger. La tendance est plutôt au salé, même si on croise un ou deux stands qui font des チョコバナ (chocobana, bananes enrobées de chocolat, oui je sais c’est incroyable).
Le reste des stands est composé de quelques jeux pour les enfants, de la pêche au poissons (avec des vrais poissons, qu’on gagne si on les pêche), du tir à la carabine …
Les stands ne sont que la partie alimentaire du festival. Une fois qu’on a trouvé à manger et à boire, on s’assoie dans un coin, sur une bâche si on est organisé, et on déguste le tout, avec des amis, tout en regardant le spéctacle de 太鼓 (taiko, tambour) et de 踊り (odori, danse) qui se déroule au centre de la place.
Des danseuses en yukata donnent les gestes de la danse, et les gens du quartier dansent en tournant autour de la scène centrale.

Pendant ce temps, différentes écoles de taiko montent à tour de rôle sur la passerelle en hauteur, et se relaient pour assurer, avec grâce et puissance, le rythme des danseurs en bas.

Le spectacle se termine par une démonstration de taiko d’une puissance telle qu’elle fait vibrer tout le quartier (vidéo de Guillaume).

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