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Archive for the ‘Temple’ Category

祭り

La fin de l’été est marquée au Japon par de nombreux festivals traditionnels appelés 祭り (Matsuri). Tous les quartiers de Tokyo n’organisent pas de 祭り, et ceux qui le font à des dates différentes, ce qui permet d’en voir plusieurs dans la saison.
« – Tiens, ce week-end c’est le Matsuri de 高円寺.
– Je passe, j’ai déjà été à celui d’阿佐ヶ谷 la semaine dernière … ». (les photos de cet article sont prises de deux Matsuri qui se sont déroulés à 阿佐ヶ谷 (Asagaya) le 27 août et le 17 septembre).

Ils ont en parfois une connotation religieuse, parfois il s’agit juste une célébration ancestrale qui se perpétue d’année en année. Le point commun reste des stands de nourriture, où l’on peut acheter Yaki soba et autres spécialités culinaires typiques de ce genre d’événements, qu’on dégustera assis sur un coin d’herbe dans le jardin du temple d’à coté, en buvant une bière bien fraîche (il fait plus de 34 degrés à Tokyo en cette saison), et on regardant les spectacles variés qui nous sont proposés. Les enfants profiteront des petits stands de jeux, pour attraper un poisson rouge et gagner un jouet au jeu de massacre ou au tir à la carabine de bouchons de liège.

Parmi les plus récurrents, on a les spectacles de 踊り, où les participants venus de tout le Japon et vêtus d’habits hauts en couleurs, jouent de la musique traditionnelle et dansent dans la rue.

Celui-ci est un お神輿, un festival durant lequel les habitants du quartier portent sur les épaules un temple miniature, et baladent ce dernier dans la ville.
Du coup, ces jours-ci, le quartier est sujet à des embouteillages monstres, du fait de ces temples miniatures qui se baladent sur les routes de la ville (photo à Shinjuku, vidéo à Asagaya).

L’été fut chaud et dura jusqu’à mi octobre à Tokyo. La saison des 祭り est terminée, et laisse la place peu à peu à la saison des 紅葉 …

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Mes amis, je vous entends d’ici jaser :
« Quoi, ça fait un mois et demi qu’il est à Tôkyô et il n’est toujours pas allé à Asakusa ? Quelle honte ! Quel scandale ! Mais d’où sort-il … ».
Eh bien le mal est réparé puisque pas plus tard qu’il n’y pas longtemps je suis enfin allé (retourné) à Asakusa.

Pour les néophytes, 浅草 (Asakusa) est l’un des quartiers si ce n’est Le quartier touristique de Tôkyô, avec sa grande rue marchande, ou l’on trouve mille souvenirs et spécialités culinaires locales.
Il a aussi un fort coté « historique », puisqu’on y trouve un immense temple, le 浅草寺 (Sensô-ji), composé de l’une des pagodes les plus hautes du Japon.

Ici le contraste tant apprécié entre le Japon des traditions avec la pagode du Sensô-ji et au loin la tour Sky Tree actuellement en construction, et qui du haut de ses 634m remplacera l’an prochain la Tôkyô Tower.

Quartier historique donc, mais aussi folklorique, puisqu’au détour de certaines rues, au milieu des magasins de Kimono et Yukata, on peut croiser 鼠小僧 (Nezumi Kozô), un célèbre voleur de l’aire Edo,
un 河童 (kappa) personnage de la mythologie japonaise,
ou encore des affiches pour des représentations de théâtre, où les acteurs ne savent pas s’arrêter lors de la séance de maquillage.

En se baladant, on peut rentrer dans un musée du début du cinéma japonais, avec des photos d’acteurs de l’époque, et les coiffures d’une encore autre époque.

Avant de partir, petit tour dans les magasins qui vendent de la nourriture en plastique. Oui, les restaurants utilisent beaucoup ces reproductions en plastiques pour mettre dans leur vitrine, ce qui est, au passage, extrêmement pratique pour les étrangers que nous sommes, car cela permet de voir la tête de ce que l’on va manger dans tel ou tel restaurant, et ce avant même d’y rentrer, et sans avoir besoin de lire le menu, qu’on ne sait pas lire de toute façon …
Parce qu’en France, si je puis me permettre, tu rentres dans un resto, t’as une vielle carte en noir et blanc, avec écrit un truc du genre :
« Défait d’agneau « Retour d’orient », Filet, pieds, Épaule et Ris, Tajine de Pois Chiche au Citron Confit » (j’invente rien, j’ai emprunté la formule à un restaurant toulousain presque lambda).
Donc là il faut un déjà en bon niveau en français, et en français culinaire pour savoir ce qu’on va avoir ; sur quoi le serveur en rajoute une couche :
« Monsieur, la cuisson de votre agneau ? »
Honnêtement, je ne sais pas comment les japonais font pour aller dans un restaurant en France.

Mais je m’égare …

Asakusa, retour aux sources donc, en quelque sorte, puisque c’est dans ce quartier que je logeais lors de mon premier voyage au pays des sushis, il y a de cela 3 ans …

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